À la rencontre d’Altermedia, membre du réseau des Clubs pour l’UNESCO

Le 27 septembre dernier, la Péniche Cinéma a accueilli une « Leçon de danse » particulièrement saisissante, singulière et surprenante. Produit et orchestré par une équipe majoritairement féminine, le film étonne par son synopsis, certes, mais également sa forme catharsisante, qui mêle danse sur écran et performance vivante. Face au public, les acteurs du long-métrage entrent en scène. Pas après pas, ils donnent vie à un sujet brûlant, refroidissant au premier abord : le viol collectif. Mila, une jeune et talentueuse danseuse, en est victime lors d’une soirée trop arrosée. Détruite mais assurément soutenue, elle choisit la reconstruction par la danse, plutôt que la démolition.

JPEGAlexane Albert, majestueuse dans « La Leçon de danse » de Caroline Chomienne.

Ces thèmes liés à la discrimination, où les violences exercées à l’égard des femmes sont peut-être tabous, dérangeants, voire marginaux dans la production cinématographique, sont, au sein d’Altermedia, animés par une flamme optimiste et égalitariste. Chapeautées par la réalisatrice Caroline Chomienne et l’équipe du collectif, initiative des trois femmes cinéastes aux petits budgets et grands projets, ces réalisations sont assidûment engagées, intergénérationnelles et solidaires. Aujourd’hui, Altermedia peut être fière de son parcours et de ses accomplissements, puisque plusieurs centaines de jeunes talents – tels que Carine May, Sabrina Draoui – sont passés par ses rangs et studios depuis sa création en 1987. Un accompagnement de tous les instants et de tous les espoirs.

En qualité de membre du réseau des Clubs français pour l’UNESCO, Altermédia est attachée aux valeurs humanistes portées par l’institution et concrétise ses ambitions en matière d’éducation, de valorisation de la diversité et de protection des patrimoines artistiques et culturels. En associant des cinéastes en herbe et de jeunes acteurs à tous les stades de la réalisation de leurs films de long-métrage, au sein d’équipes menées par de grands professionnels du cinéma européen, Altermédia brise le plafond qui s’impose aux apprentis, souvent lié à la blancheur de leur curriculum vitae et la faiblesse de leur capital socio-professionnel. Elle leur donne une formation d’excellence sur le terrain. Selon Caroline Chomienne, réalisatrice de films tels que « Les lendemains qui chantent » (1996), « Freestyle » (2002), « Véra » (2018), cela s’avère encore plus vrai pour les femmes, freinées dans leurs démarches par le plafond du genre et par le déficit de confiance.

L’omniprésence et le protagonisme de femmes artistes ambitieuses sont donc récurrents dans la production d’Altermédia, pour qui l’égalité hommes – femmes est la condition même de la paix sociale. Une égalité qui passe, dans le milieu artistique, par l’identification à des exemples qui couplent épreuves, persévérance et réussite, comme celui de Mila, et la diffusion des valeurs de solidarité et d’ouverture.

Source logo : http://creativecamera-altermedia.fr/index.php

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publié le 16/10/2018

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