Discours de SEM P. Lalliot pour la célébration de l’inscription à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel de la France des savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse

Discours de SEM P. Lalliot pour la célébration de l’inscription à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel de la France des savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse (8 juillet 2014)

Monsieur le Sénateur,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Je voudrais avant tout remercier le Sénateur Leleux, et toute l’équipe qui porte ce beau projet d’inscription, de m’avoir invité ce soir, et vous tous d’être venus si nombreux. Cette candidature est manifestement au petit nombre de celles qui suscitent un engouement spontané, et justifié. Je ne vous cacherai que j’en suis, et des plus enthousiastes.

« Les savoir-faire liés au parfum en pays de Grasse ». Tout est dit dans le titre de cette candidature au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité. Il dit le lien avec des domaines d’excellence et de longue tradition en France. Il dit le lien avec un terroir aussi où se combinent culture et agriculture.

Il dit les savoir-faire qui ont été transmis de génération en génération depuis des siècles. Ces savoir-faire qui couvrent toute la chaîne de création d’un parfum, de la culture des plantes à l’art de la composition en passant par la connaissance des matières premières et leur transformation.

Ce patrimoine vivant bénéficie déjà d’une renommée mondiale et fait de Grasse l’une des Mecque des parfums. L’UNESCO viendrait couronner cette reconnaissance internationale.

La Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel paraît d’ailleurs presque taillée sur mesure pour cette candidature. Elle souligne en effet « le rôle inestimable du patrimoine culturel immatériel comme facteur de rapprochement, d’échange et de compréhension entre les êtres humains ».

Elle dispose aussi que « le patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ».

Alors bien sûr, il y a encore du travail à faire car les procédures de classement à l’UNESCO sont longues et exigeantes, ce qui est une garantie de la qualité de la liste du patrimoine mondial, aussi bien matériel qu’immatériel.

Mais je sais que d’ores et déjà, de nombreux rendez-vous, colloques, expositions, concours, sont prévus pour accompagner cette candidature. Vous pouvez compter sur mon entier soutien, et sur celui de la Délégation de la France auprès de l’UNESCO.

« Il y a une évidence du parfum qui est plus convaincante que les mots, que l’apparence visuelle, que le sentiment et que la volonté. L’évidence du parfum possède une conviction irrésistible, elle pénètre en nous comme dans nos poumons l’air que nous respirons, elle nous emplit, nous remplit complètement, il n’y a pas moyen de se défendre contre elle ».

Si l’on en croit Patrick Süskind auquel, vous l’aurez deviné, les mots qui précèdent sont empruntés, voilà qui présage bien la suite de cette candidature au Patrimoine immatériel de l’Humanité. « Il n’y a pas moyen de se défendre contre elle ». Elle a la force d’une évidence que nous allons ensemble nous atteler à illustrer.

Je vous remercie./.

publié le 09/07/2014

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