Grotte ornée du Pont d’Arc, dite grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche (2014)

La Grotte ornée du Pont-d’Arc, dite grotte Chauvet, chef d’œuvre du génie créateur humain, a été inscrite le 22 juin 2014 au Patrimoine
mondial de l’Unesco.

"La Grotte Chauvet Pont-d’Arc invite à un grand voyage dans le temps, une merveilleuse plongée au coeur de l’humanité et un repère majeur de l’histoire de la civilisation. La flamme de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc est aujourd’hui rallumée, et nous sommes définitivement entrés dans la phase concrète de l’Espace de restitution."
Pascal Terrasse
Président du Grand Projet La Grotte Chauvet Pont-d’Arc

La Grotte Chauvet Pont-d’Arc joyau de l’humanité

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Il y a 36 000 ans, des hommes et des femmes créaient sur les parois de calcaire de La Grotte Chauvet
Pont-d’Arc, des oeuvres uniques et bouleversantes figées pour l’éternité dans leur écrin de calcite et
d’argile.

JPEGCette immense cathédrale naturelle, inviolée depuis plusieurs dizaines de millénaires, a été découverte
le 18 décembre 1994 en Ardèche, à Vallon-Pont-d’Arc par trois spéléologues amateurs Jean-Marie
Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hilaire.

La dimension unique et universelle de la grotte est indéniable.
Quel autre territoire peut en effet se prévaloir d’être le berceau de l’imaginaire et d’avoir les
origines de l’art pour identité ? Ce joyau présente en effet trois caractéristiques très rarement réunies :
l’ancienneté, la qualité de la conservation et, la richesse et l’abondance des représentations artistiques :
1 000 dessins dont 425 figures animales. Le bestiaire de la grotte avec 14 espèces différentes représentées,
dont une majorité d’animaux dangereux (ours des cavernes, rhinocéros laineux, mammouths,
félins…) est inédit avec certaines représentations uniques dans l’art pariétal paléolithique (panthère,
hibou, partie inférieure du corps féminin).

JPEGLa Grotte Chauvet Pont-d’Arc est un trésor remarquablement conservé, objet de recherche inestimable
pour les scientifiques du monde entier.

Jusqu’à sa découverte, les préhistoriens et experts avaient désigné Lascaux (-18 000 ans) comme
l’apogée artistique de l’art pariétal préhistorique. Or La Grotte Chauvet Pont-d’Arc et ses peintures
deux fois plus anciennes ont totalement révolutionné nos conceptions de l’art de cette période. Gravure
à la pierre ou au doigt, peinture par soufflage de pigments, par apposition de la paume des mains
ou au pinceau, dessins au charbon de bois ou à l’ocre rouge, sont autant de techniques utilisées par
nos ancêtres au service d’une virtuosité graphique qui se matérialise par l’utilisation du relief, du naturalisme
et de l’estompe. Mais aussi par la narration graphique des scènes de chasse, un combat de
rhinocéros, ou encore la superposition d’images successives pour exprimer le rythme ou le mouvement.

Première manifestation artistique d’envergure connue à ce jour dans le monde, la cavité est, et sera
dans les années à venir source d’inspiration pour les plus grands artistes contemporains.

La Grotte Chauvet Pont-d’Arc candidate au Patrimoine mondial de l’Unesco

JPEGLa Grotte Chauvet Pont-d’Arc, chef d’œuvre du génie créateur humain, est candidat à l’inscription au Patrimoine
mondial de l’Unesco. Fin janvier dernier, l’État français décidait de présenter officiellement le dossier
de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc à l’Unesco dans la catégorie bien culturel.

Le bien proposé pour inscription englobe la totalité de la cavité mais également l’écrin paysager naturel
et le bassin hydrogéologique d’alimentation de la cavité dont l’arche naturelle du Pont d’Arc et ses 54 m
de haut.

La dimension unique et universelle de la grotte va désormais être évaluée durant 18 mois par les experts
de l’Unesco avec une décision définitive attendue l’été 2014.

Une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco, c’est garantir la conservation de la grotte ; c’est
comprendre et expliquer son intérêt patrimonial et valoriser la grotte, son environnement et son contexte
culturel ; c’est participer au rayonnement national et international du projet et favoriser la mobilisation de
la communauté scientifique internationale autour de l’étude des milieux souterrains et de l’art pariétal à
l’échelle mondiale.

C’est enfin une opportunité formidable de partager avec
le plus grand nombre cet héritage pictural admirable
légué par nos ancêtres aurignaciens. Car cette grotte,
miraculeusement préservée, n’est-elle pas une main tendue
à travers les millénaires, une invitation à nous interpeler
sur notre identité d’Homme ? D’où venons-nous ?
Qui sommes-nous ? Où allons-nous ?

La caverne du Pont-d’Arc une réplique pour faire partager au plus grand nombre le trésor légué par nos ancêtres

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Le projet

JPEGNé de la volonté commune du Conseil général de l’Ardèche et
du Conseil régional de Rhône-Alpes avec leurs partenaires, l’État
et l’Europe, de faire partager au plus grand nombre le trésor légué
par nos ancêtres, LA CAVERNE DU PONT-D’ARC ouvrira ses portes
début 2015.

Implanté sur les hauteurs de Vallon-
Pont d’Arc, sur le site du Razal, un
espace boisé de 29 hectares, le facsimilé
constituera l’élément majeur de
ce site culturel et sera la « face visible »
de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc dont
l’accès est interdit au public depuis sa
découverte pour d’évidentes raisons
de conservation.
Développé en lien
étroit avec l’équipe de recherche scientifique,
LA CAVERNE DU PONT-D’ARC
sera un équipement innovant et attractif
faisant appel à des techniques scénographiques
jamais mises en œuvre
à une telle échelle.

Outre la reconstitution de la grotte, LA CAVERNE DU PONT-D’ARC comprendra un centre de découverte,
un pôle pédagogique, un espace événementiel, un pôle restauration.

Harmonieusement répartis sur le site et intégrés dans des espaces paysagers, les 5 pôles du site figurent,
vus du ciel, l’empreinte d’une patte d’ours, espèce emblématique de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc
. Ils sont
conçus par l’équipe d’architectes Fabre/Speller (Xavier Fabre et Vincent Speller – Clermont Ferrand) et
Atelier 3A (Albert Ollier – Le Teil), associés à l’agence Scène (Jean- Hugues Manoury – Paris) pour la scénographie.

50 millions d’euros, répartis entre les partenaires et le futur gestionnaire, seront investis.

La gestion du site a été confiée sous la forme d’une délégation de service publique à Kléber Rossillon (associé
à Sodexo Loisir pour la partie restauration).

La société Kléber Rossillon est spécialisée dans la gestion de sites culturels : le Château-musée de Castelnaud
(Dordogne), les jardins suspendus de Marqueyssac (Dordogne), le Château de Langeais (Indre et
Loire), le Musée de Montmartre (Paris) et le train d’Ardèche.

La plus grande réplique jamais réalisée

JPEGL’objectif est de restituer les émotions suscitées
par la grotte originale. De révéler l’invisible !

Les 8 000 m² de La Grotte Chauvet Pont-d’Arc seront
compactés sur 3 000 m². Comme pour la vraie grotte, la
totalité du parcours s’effectuera sur une passerelle et sera
ponctuée de 10 stations d’arrêt et d’observation.

La visite sera théâtrale et mystérieuse. Les cinq sens des
visiteurs seront stimulés : fraîcheur, humidité, silence, obscurité
mais aussi sensations olfactives contribueront à immerger
le public dans la grotte reconstituée et à retrouver
les caractéristiques du milieu souterrain.
Le relief des parois
sera restitué au millimètre, et les peintures, gravures
et représentations les plus remarquables ainsi que les éléments
paléontologiques et géologiques essentiels seront
traités à l’échelle 1 à partir des originaux numérisés.

Le fac-similé combinera plusieurs savoirs : des connaissances
scientifiques, des données géométriques, une
sensibilité artistique et des techniques scénographiques
pointues et discrètes.

JPEGIl sera réalisé en béton projeté et en résine, deux matériaux
répondant parfaitement à l’ambition du projet d’un
site culturel et touristique majeur et notamment aux exigences
qualitatives et artistiques de la restitution.
Les représentations pariétales seront réalisées par des
peintres ou « faussaires ». L’objectif est de retrouver le
geste originel des artistes il y a 36 000 ans.

L’ensemble de cette restitution sera réalisé par le Groupement
SOCRA (réunissant les ateliers Arc et Os créés par
Alain Dalis à Montignac et Gilles Tosello à Toulouse), Atelier
Artistique de Béton (Mormant) et Phénomènes (Paris).

Le centre de découverte

JPEGAprès l’émotion, l’explication.

Le centre de découverte dont la création sera réalisée par l’agence Tempora
(Bruxelles) permettra aux visiteurs de mieux comprendre le Paléolithique, sa faune, sa flore et l’humanité d’il
y a 36 000 ans.

Ce pôle constitue le deuxième élément culturel de LA CAVERNE DU PONT-D’ARC. Très
complémentaire du fac-similé, il apportera des réponses aux questionnements induits par l’immersion dans
la grotte.

publié le 27/11/2014

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