Inauguration du colloque de lancement international de Ice Memory à l’UNESCO – Mercredi 8 mars 2017

Le programme international de sauvegarde de la mémoire des glaciers de montagne ICE MEMORY a tenu un colloque pour célébrer son lancement international mercredi 8 mars 2017 à l’UNESCO. Un projet placé sous le patronage des Commissions nationales française et italienne pour l’UNESCO.

Cet évènement a marqué un tournant pour l’initiative franco-italienne en lui permettant d’accélérer son internationalisation afin d’étendre le projet à d’autres glaciers menacés.
Sous l’égide de la Fondation Université Grenoble Alpes, ce projet a pour objectif la protection du patrimoine glaciaire, des lieux fragiles et en péril alors qu’ils sont un bien inestimable pour les futurs scientifiques : ils ont l’aptitude peu connue de conserver la mémoire des temps passés. Les carottes de glace que l’on peut en extraire sont en effet de précieuses archives sur le climat et l’atmosphère pour les scientifiques des prochaines décennies, et leur protection est ainsi la condition de futures découvertes.

Face à l’accélération de réchauffement climatique et alors que les glaciers perdent chaque année toujours plus en superficie, le projet doit faire face à l’urgence de la situation, d’autant plus que l’écoulement produit par la fonte des glaces peut détériorer les données géochimiques renfermées dans les couches de glaces inférieures. Les scientifiques estiment que d’ici la fin du siècle, les glaciers des Alpes situés en dessous de 3500 mètres auront disparu.

La procédure de conservation de carottes de glace mis en place par les chercheurs se divise en quatre étapes :
1. La collecte de trois carottes de glaces sur chaque domaine, une pour l’analyse directe (échantillon de référence), et deux pour la conservation au sein de la base franco-italienne Concordia en Antarctique.
2. L’analyse de la carotte de glace de référence
3. Le transport en Antarctique des deux autres carottes de glace
4. Le stockage à long terme

Le stockage en Antarctique permettra de constituer un répertoire durable qui n’appartiendra à aucune nation mais sera géré par un Comité scientifique international. L’Antarctique parait idéale de par ses températures permettant le stockage naturel des carottes de glace et de par sa qualité de territoire de science et de paix, protégé des catastrophes humaines/politiques, une caractéristique essentielle quand on pense sur le long terme.

Un projet de déclaration a été adopté par les participants au colloque, une initiative qui permettra de sensibiliser de nouveaux partenaires, notamment lors de la prochaine séance du conseil exécutif de l’UNESCO.

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Plus d’informations sur Ice Memory

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publié le 30/03/2017

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