Intelligence Artificielle - Liste des initiatives et normes internationales

Liste des initiatives et normes internationales concernant l’intelligence artificielle établies par la coopération Franco-Canadienne, le G7, l’OCDE, le Sommet Tech For Good, l’UIT, l’UNESCO et l’Université de Montréal.

1°Canada - France

*Declaration franco-canadienne sur l’Intelligence artificielle (2018)

lien->https://ca.ambafrance.org/Declaration-franco-canadienne-sur-l-Intelligence-artificielle

*Groupe international d’experts sur l’IA (G2IA) initiative franco-canadienne dans le cadre du G7 (cf infra)

lien->https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/numerique/Organisation_G2IA_FR.pdf

*Déclaration du G2IA

lien->https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/directions_services/numerique/Declaration_G2IA_FR.pdf

2°G7

* Déclaration des ministres de l’innovation du G7 du 28 mars 2018

lien->http://www.g8.utoronto.ca/employment/2018-labour-annex-b-fr.html
Adoption en 2019 à Biarritz d’un Partenariat mondial pour l’IA

*Quels sont les enjeux de l’IA pour le marché du travail et les compétences ? C’est le thème de la contribution franco-italienne à la conférence multipartite du G7 sur l’intelligence artificielle du 6 décembre 2018.

lien->https://www.strategie.gouv.fr/actualites/lavenir-travail-intelligence-artificielle-competences-demain

lien->https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/discussion_paper_-_the_future_of_work_en.pdf

*G7 numérique : une réunion informelle a réuni, mercredi 15 mai 2019, les ministres du numérique des pays du G7. Ensemble, ils ont soutenu une vision commune, celle d’une éthique du numérique au service de la lutte contre les inégalités. Cette réunion associait, au-delà des pays du G7 et de la Commission européenne, trois grandes démocraties de différents continents (l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande) ainsi que trois organisations multilatérales (OCDE, UIT et UNESCO), dont la contribution au développement et à la diffusion des technologies numériques dans le monde est essentielle.

lien->https://www.gouvernement.fr/g7-numerique-pour-un-numerique-ethique-au-service-de-l-egalite

lien->https://www.entreprises.gouv.fr/numerique/batir-ensemble-numerique-de-confiance

Trois thèmes principaux étaient à ordre du jour des discussions :

• La responsabilisation des plateformes dans la lutte contre les contenus dangereux sur Internet

La difficulté à lutter contre les contenus illégaux ou dangereux en ligne témoigne de la nécessité de bâtir collectivement un cadre d’action plus efficace avec les plateformes en ligne. Les pays du G7 doivent être en mesure d’assurer à leurs citoyens le respect de leurs droits et de leurs libertés en ligne. Dans ce cadre, les pays du G7 proposeront des pistes de travail et des actions pour améliorer l’efficacité et la transparence des pratiques de modération des grandes plateformes ainsi qu’une meilleure coopération de ces dernières avec la société civile et les gouvernements.

• Le développement des technologies d’intelligence artificielle et son apport dans la lutte contre les inégalités

En 2018, la France et le Canada ont annoncé la création, dans le cadre du G7, d’un groupe international d’experts sur l’intelligence artificielle (G2IA ou IPAI, pour international panel on artificial intelligence) sur le modèle du GIEC (groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat). Ce panel multipartite sera chargé, sur le long terme, d’analyser l’impact de l’intelligence artificielle (IA) et de proposer des orientations pour le développement d’une l’IA centrée sur l’humain. La réunion des Ministres du numérique du G7 constituera une première étape dans la mise en œuvre de l’IPAI, notamment afin de discuter de son mandat et de sa gouvernance. Au-delà de cette question, cette réunion permettra d’engager un dialogue sur les sujets d’inégalités et d’intelligence artificielle (biais engendré par les jeux de données et algorithmes, nouvelles applications pour lutter contre les inégalités…).

• La confiance dans les technologies et infrastructures numériques

Le déploiement des technologies et infrastructures numériques comme la 5G renforce, du fait de leurs spécificités et des nouveaux usages dont elles seront le support, les menaces qui pèseront sur la sécurité des communications électroniques et au-delà, sur toute l’activité économique ; par ailleurs, elles reposent toujours davantage sur l’exploitation des flux de données, avec des règles applicables en matière de transferts internationaux de données, de leur collecte et de stockage qui seront déterminantes pour le développement de ces technologies.
Dans ce contexte, les Ministres du G7, qui rassemble des pays partageant des valeurs communes, discuteront des conditions propices au renforcement de la confiance des citoyens et des entreprises afin de continuer à garantir le respect de leurs droits fondamentaux comme la protection de leur vie privée et de leurs données personnelles ainsi que la cyber-sécurité et la résilience des produits, services et infrastructures numériques.

3°OCDE

The OECD has been working on AI for several years. Milestones include :

- April 2016 : G7 ICT Ministers agreed in Takamatsu, Japan, to start an international discussion on the envisaged rapid development of AI.
- November 2016 : The OECD Committee on Digital Economy Policy holds a Technology Foresight Forum on AI that looked at the benefits and challenges brought by AI development.
- September 2017 : G7 ICT and Industry Ministers agree in Turin, Italy, to "look forward to further multistakeholder dialogue and to advancing our understanding of AI cooperation, supported by the OECD."
- October 2017 : Landmark OECD conference on AI : Intelligent Machines - Smart Policies.
- March 2018 : G7 Innovation Ministers agree in Montreal, Canada, to "facilitate multistakeholder dialogue and collaboration on artificial intelligence to inform future policy discussions by G7 governments, supported by the OECD in its multistakeholder convener role".
- September 2018 : OECD creates an expert group to foster trust in AI. The group completes its recommendations in February 2019.
- May 2019 : Adoption of the OECD Principles on Artificial Intelligence

lien->https://www.oecd.org/going-digital/ai/

*Rapport sur les effets des outils numériques sur la société (fév.2019)

Le rapport « La vie à l’ère numérique » part d’un constat simple : les technologies numériques ont profondément modifié nos comportements au travail mais aussi dans nos vies privées, nos échanges, nos façons de consommer. Onze domaines-clés de nos comportements sont examinées : revenus et richesse, emplois, logement, santé, éducation et capacités, équilibre travail-famille, engagement citoyen, relations sociales, qualité de l’environnement, sécurité des personnes et bien-être ressenti. Le rapport montre comment l’ère numérique peut avoir des effets positifs clairs (sur la productivité ou l’accès élargi à des informations) tout en présentant des risques pour le bien-être des populations (harcèlement en ligne, désinformations, piratages numériques de tous ordres).

L’OCDE évalue le niveau d’accès aux outils numériques dans ses différents Etats membres : taux de connexions à Internet, nombre de smartphones par habitant, usages de données en masse (Big Data), recours à l’intelligence artificielle, utilisation de blockchains. En moyenne, en 2016, parmi les 35 pays OCDE, le taux d’accès à l’Internet fixe par ménage est de près de 80% (2016) contre 40 à 45% en 2005. Le taux d’utilisation d’Internet est encore accru par les usages sur smartphone, qui séduisent encore plus les jeunes que les seniors. Si 95% des jeunes de 16 à 24 ans utilisent Internet (y compris et surtout sur téléphone), seuls 60% des 55-74 ans y ont recours.

Ces connexions et usages induisent des changements de comportements des citoyens. La relation des citoyens aux services publics, leur façon d’acheter, et même celle de travailler évoluent assez vite au contact plus ou moins intense de ces outils tandis que certains risques de harcèlement, y compris pour les enfants, ou de désinformation, voire de piratage en ligne, se développent. Mais le plus grand risque pour un citoyen est celui de ne pas savoir se servir des outils numériques.
Car, si la majorité des citoyens des pays OCDE ont accès à Internet, il existe une 2ème fracture numérique, celle de la capacité plus ou moins grande à s’orienter sur Internet et à effectuer des démarches en un temps raisonnable (ou même à penser que telle démarche peut être effectuée sur Internet). Le nombre d’activités qu’effectue une personne sur Internet est le critère retenu pour caractériser cette fracture.

Le rapport cartographie ensuite, par pays de l’OCDE, les ressources numériques à l’école, la capacité des enseignants, la part des emplois dans des entreprises directement liées à l’économie numérique ou aux TIC, l’équilibre entre temps de travail et de loisir, qui s’est très nettement détérioré ces 6 dernières années, car les citoyens travaillent plus souvent à la maison par smartphone ou ordinateur et se sentent donc en permanence au travail (tensions), la dépendance aux outils numériques (les enfants, mais pas qu’eux, sont plus souvent sur Internet).
Sont aussi investigués l’automatisation des emplois (perte d’emploi ou changement de type de poste), les réseaux sociaux porteurs d’échanges agréables ou fructueux mais aussi de risques (désinformation, perte de vie privée par piratage), le gouvernement ouvert (sites Internet de l’Etat ou des régions qui permettent aux citoyens plus de démarches administratives en ligne). Enfin, l’engagement citoyen, le bien-être ressenti, la sécurité des personnes comme la qualité de l’environnement (croissance des consommations d’énergie) sont parmi les domaines où l’économie numérique semble apporter autant de bienfaits que générer d’éventuels méfaits. Le logement, lui, semble plutôt bénéficier des outils numériques qu’en pâtir.
https://ocde.delegfrance.org/Rapport-de-l-OCDE-sur-les-effets-des-outils-numeriques-sur-la-societe

*Recommandation du Conseil sur l’IA (mai 2019)

lien->https://www.oecd.org/fr/presse/quarante-deux-pays-adoptent-les-nouveaux-principes-de-l-ocde-sur-l-intelligence-artificielle.htm

La Recommandation sur l’intelligence artificielle – première norme intergouvernementale sur l’intelligence artificielle (IA) – a été adoptée par le Conseil de l’OCDE réuni au niveau des Ministres le 22 mai 2019, sur proposition du Comité de la politique de l’économie numérique (CPEN). Elle vise à stimuler l’innovation et renforcer la confiance dans l’IA en promouvant une approche responsable au service d’une IA digne de confiance, tout en garantissant le respect des droits de l’homme et des valeurs démocratiques. La Recommandation, qui vient compléter les normes existantes de l’OCDE dans des domaines tels que la protection de la vie privée, la gestion du risque de sécurité numérique et la conduite responsable des entreprises, traite des questions propres à l’IA et a vocation à définir une norme susceptible d’être mise en œuvre et suffisamment souple pour résister à l’épreuve du temps, dans un domaine en rapide mutation. En juin 2019, à l’occasion du Sommet d’Osaka, les dirigeants du G20 ont accueilli les Principes du G20 sur l’IA, issus de la Recommandation de l’OCDE.

Elle énonce cinq principes complémentaires fondés sur des valeurs, jetant les bases d’une approche responsable à l’appui d’une IA digne de confiance, et appelle les acteurs de l’IA à les promouvoir etles mettre en oeuvre. Ces principes sont les suivants :
- croissance inclusive, développement durable et bien-être ;
- valeurs centrées sur l’humain et équité ;
- transparence et explicabilité ;
- robustesse, sûreté et sécurité ;
- responsabilité.

Dans la droite lignée et en complément de ces principes fondés sur des valeurs, l’instrument énonce cinq recommandations que les décideurs sont invités à suivre dans le cadre de l’élaboration de leurs politiques nationales et de la coopération internationale, afin de tendre vers une IA digne de confiance, à savoir :
- investir dans la recherche et le développement en matière d’IA ;
- favoriser l’instauration d’un écosystème numérique pour l’IA ;
- façonner un cadre d’action favorable à l’IA ;
- renforcer les capacités humaines et préparer la transformation du marché du travail ;
- favoriser la coopération internationale au service d’une IA digne de confiance.
La Recommandation intègre en outre une disposition relative à la mise au point d’indicateurs afin de mesurer la recherche et le développement dans le domaine de l’IA, ainsi que son déploiement, et de constituer la base factuelle nécessaire au suivi des progrès dans la mise en application des principes qui y sont exposés.

*L’IA dans la société, rapport (juin 2019)

lien->https://www.oecd-ilibrary.org/docserver/aa565467-fr.pdf?expires=1569657147&id=id&accname=guest&checksum=9A4D960822486A44985710CC11997F14

lien->https://www.oecd-ilibrary.org/science-and-technology/artificial-intelligence-in-society_eedfee77-en-
Artificial intelligence and machine learning in science and Artificial intelligence and the technologies of the next production revolution, chapters from the OECD Science, Technology and Innovation Outlook (November 2018).

*Autres travaux :

- AI : Intelligent machines, smart policies. Discussions at the October 2017 OECD conference on AI are summarized in this digital economy paper (August 2018)
- Technology outlook : artificial intelligence and blockchain, in the OECD Digital Economy Outlook 2017 (October 2017)
OCDE et Union Européenne

*Rapport Using Routinely Collected Data to Inform Pharmaceutical Policies, mars 2019

lien->https://www.oecd.org/health/health-systems/Using-Routinely-Collected-Data-to-Inform-Pharmaceutical-Policies-Analytical-Report-2019.pdf

4°Sommet Tech for Good : des engagements concrets des acteurs du digital en faveur du bien commun

*Le Président de la République a reçu, le 23 mai 2018 à l’Élysée, une soixantaine de dirigeants du numérique dans le cadre du sommet "Tech for Good" pour échanger sur la contribution de la technologie au bien commun.

A l’issue du sommet, de nombreux acteurs du digital, start-up ou grandes entreprises, ont pris des engagements concrets. Parmi les principales annonces, on peut citer les engagements suivants :

• Uber va offrir gratuitement à ses 150 000 chauffeurs d’Europe (dont 35 000 en France) une assurance sociale complétant la protection limitée dont ils bénéficient en tant qu’indépendants ;
• Deliveroo va offrir à l’ensemble de ses livreurs dans le monde une assurance accident du travail et responsabilité civile. Elle va également investir 100 millions d’euros en France dans les 2 à 3 prochaines années  ;
• IBM va créer 1 400 postes en France dans les 2 ans, qui s’ajoutent aux 400 annoncés en mars dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA). Sera également lancé un partenariat avec l’Éducation nationale pour la formation de jeunes de milieux défavorisés ;
• Accenture va financer la formation de 150 000 personnes éloignées de l’emploi d’ici à 2020 ;
• OpenClassrooms, start-up française de formation, s’engage à former 1 million de personnes dans le monde chaque année à partir de 2025. Le groupe va aussi former les 250 000 intérimaires Manpower en France ;
• Microsoft va recruter une centaine de spécialistes de l’IA en France ;
• Intel annonce un partenariat avec l’Institut Curie pour utiliser l’IA en oncologie ;
• Stripe va soutenir le développement de 100 000 nouvelles entreprises française sur 5 ans ;
• La fondation de Google va donner 100 millions de dollars sur 5 ans pour des projets à but non lucratifs de formation aux métiers du numérique en Europe, Afrique et Moyen-Orient ;
• Booking.com s’engage à promouvoir l’égalité des genres avec des bourses universitaires et à soutenir des start-up dans le tourisme durable, pour 5 millions d’euros en 2018.

*Le 15 mai 2019, le sommet s’est réuni pour la deuxième fois . 80 dirigeants de grandes entreprises, start-up, associations et acteurs de l’écosystème numérique mondial seront présents au Palais de l’Élysée pour trouver, ensemble, des innovations technologiques visant à impacter positivement la société.Cinq ateliers de travail ont traité des thèmes suivants : l’accès à l’éducation, la diversité, le travail, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.

En amont du sommet s’est tenue la réunion de lancement de “l’appel de Christchurch”. Présidée par Emmanuel Macron et Jacinda Ardern, Première ministre de la Nouvelle-Zélande, de nombreux chefs d’États y lanceront un appel aux grands acteurs du numérique pour qu’ils agissent contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne.

Le nom de cet appel fait référence à l’attaque terroriste perpétrée dans deux mosquées de Christchurch, ville néo-zélandaise, et qui a coûté la vie à 51 personnes, le 15 mars dernier. Pendant une dizaine de minutes, le tueur s’était filmé en direct sur Facebook avant que le réseau social ne mette fin à la retransmission. La vidéo avait eu le temps d’être visionnée par de nombreux internautes.

5°UIT (Union internationale des télécommunications)

*3 sommets mondiaux sur l’IA

Organisée par l’Union internationale des télécommunications (UIT) – institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC) – en partenariat avec la Fondation XPRIZE, ACM (Association for Computing Machinery) et 37 autres institutions du système des Nations Unies, la série de Sommets sur l’intelligence artificielle au service du bien social est la principale tribune des Nations Unies pour mener un dialogue ouvert sur l’intelligence artificielle. Le Sommet a pour but d’identifier les applications pratiques de l’intelligence artificielle propres à accélérer les progrès accomplis sur la voie de la réalisation des Objectifs de développement durable définis par les Nations Unies. Il permet à des innovateurs du secteur de l’intelligence artificielle de rencontrer des décideurs du secteur public et du secteur privé, qui pourront instaurer une collaboration pour optimiser les retombées de l’intelligence artificielle au service du bien social.

Les trois éditions du Sommet mondial sur l’intelligence artificielle ont été l’occasion de présenter de nombreux projets d’intelligence artificielle (IA) prometteurs pour la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) fixés par les Nations Unies. À chaque édition du Sommet, les participants ont reconnu combien il était important de concrétiser les promesses de l’intelligence artificielle pour qu’elles aient un retentissement au niveau mondial. C’est précisément en créant une plate-forme appelée "AI Commons" qu’ils entendent parvenir ensemble à cet objectif.
Le troisième Sommet mondial sur l’intelligence artificielle, qui s’est tenu à Genève du 28 au 31 mai 2019, a mis en lumière les projets d’intelligence artificielle dans des domaines aussi divers que l’éducation, les soins de santé et le bien-être, l’égalité sociale et économique, la recherche spatiale et la mobilité sûre et intelligente.
Les participants au Sommet se sont accordés à reconnaître que pour obtenir des retombées à l’échelle de la planète, il faudrait mettre en place une infrastructure commune propice, baptisée "AI Commons", permettant le partage des connaissances, des données, des ressources et l’adoption d’approches tournées vers la recherche de solutions, en vue d’encourager la conception et la mise en œuvre de projets axés sur l’intelligence artificielle au service du bien social.
La communauté qui soutient le Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social progresse dans la mise au point de technologies et d’applications liées à l’intelligence artificielle, s’emploie à cette fin à combler les lacunes en matière de compétences qui existent entre ceux qui conçoivent des solutions reposant sur l’intelligence artificielle et les utilisateurs de l’IA, en définissant des approches sans risque et respectueuses de l’éthique en matière d’intelligence artificielle. Leur principal objectif est de créer les nouveaux partenariats qui s’imposent pour faire en sorte que les projets particulièrement prometteurs dans le domaine de l’intelligence artificielle au service du bien social aient un véritable retentissement à l’échelle mondiale.

"Il sera possible de tirer le meilleur parti de l’intelligence artificielle lorsque tout un chacun pourra profiter des avantages qu’elle offre. Chaque gouvernement, entreprise, université, institution internationale et organisation de la société civile et chacun d’entre nous devrait s’interroger sur la façon dont il convient d’agir de concert pour faire en sorte que l’intelligence artificielle soit une force positive pour l’humanité tout entière" a déclaré le Secrétaire général de l’UIT, Houlin Zhao. "Les données sont au cœur de ce processus. L’intelligence artificielle et les données doivent constituer une ressource commune si nous voulons réellement mettre l’intelligence artificielle au service du bien social. La communauté qui soutient le Sommet crée des infrastructures destinées à renforcer leur collaboration, qui ont pour ambition de concrétiser les principes qui sous-tendent le Sommet pour qu’ils aient un impact véritablement planétaire."

"Ces Sommets rassemblent un grand nombre d’innovateurs, d’investisseurs, de propriétaires de données et d’organisations humanitaires" a déclaré Chaesub Lee, Directeur du Bureau de la normalisation des télécommunications de l’UIT. "Grâce à un dialogue ouvert, ils ont été à même de préciser leurs rôles respectifs en vue de veiller à ce que le potentiel de l’intelligence artificielle soit mis au service du bien commun, et les rôles de chacun continueront d’être clarifiés avec la mise en place de la plate-forme "AI Commons", qui représente l’attachement à la collaboration de la communauté qui œuvre en faveur de l’intelligence artificielle au service du bien commun."

lien->https://www.itu.int/fr/mediacentre/Pages/2019-PR10.aspx

*IUT et normes

Le Groupe spécialisé de l’UIT-T sur l’apprentissage automatique pour les réseaux futurs, y compris les réseaux 5G, examine comment la normalisation technique peut appuyer les nouvelles applications d’apprentissage automatique dans des domaines tels que l’analyse des mégadonnées, ainsi que la sécurité et la protection des données, à mesure que l’ère de la 5G se profile. Ce groupe va élaborer des projets de spécifications pour faire en sorte que les réseaux TIC et leurs composants adaptent leur comportement en toute autonomie, afin de promouvoir les aspects liés à l’éthique, à l’efficacité et à la sécurité, et de garantir une expérience optimale pour l’utilisateur.

Au lendemain de l’édition de 2018 du Sommet mondial sur l’intelligence artificielle au service du bien social, l’appel en faveur d’une normalisation accrue des applications de santé s’est concrétisé par la création du Groupe spécialisé de l’UIT-T sur l’intelligence artificielle au service de la santé (FG-AI4H). Ce groupe a notamment pour mission de définir un cadre de référence applicable à l’évaluation des algorithmes d’intelligence artificielle utilisés dans les applications de soins de santé.
https://www.itu.int/fr/mediacentre/backgrounders/Pages/artificial-intelligence-for-good.aspx

6°UNESCO

lien->https://fr.unesco.org/artificial-intelligence

*Rapport de la COMEST sur l’éthique de la robotique (2017)

lien->https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000253952_fre

*Policy Paper : RATIONALES AND RECOMMENDATIONSFOR GENDER-EQUALDIGITAL SKILLSEDUCATION (2019)
lien->https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000367416.page=1

*Steering AI and Advanced ICTs for Knowledge Societies (2019)

Overarching Options
All stakeholders can consider addressing AI in relation to communication-information through :
- Using UNESCO’s Internet Universality indicators to measure human Rights, Openness, Accessibility and Multi-stakeholder participation and to thereby map and improve the ecosystem in which AI is developed, applied and governed.
- Applying human rights norms that can inform more specific guidelines for rights to expression,
privacy, and participation in public life.
- Raising awareness of ownership and access to big data, AI skills and technologies, and the
issues of who benefits, as well as harms such as marginalization or manipulation of human agency.
- Assessing algorithmic discrimination in order to protect the right to equality of all, in particular
of historically marginalized populations.
- Participating in interdisciplinary research on how AI intersects with human rights, openness, accessibility and multistakeholder governance, and promoting Open Access publishing of the research results.
- Upholding open market competition to prevent monopolization of AI, and requiring adequate
safeguards against violation of ethical practices by market actors.
- Facilitating development of norms and policies for improving openness and transparency
in AI algorithms through elements of ex-ante information disclosure and ex-poste monitoring of
algorithmic decision-making.
- Working to reduce digital divides, including gender divides, in regard to AI access, and establishing independent monitoring mechanisms.
- Motivating for more active participation in AI governance from all stakeholder groups,
including but not limited to Governments, the Private Sector, Technical Community, Civil Society, Academia,International organizations and Media.
- Ensuring gender equality, linguistic and regional diversity as well as the inclusion of
youth and marginalized groups in multi-stakeholder dialogues on AI issues.
- Integrating discussion of AI issues into relevant events such as international days around press
freedom, disability, and universal access to information, and drawing in networks such as UNITWIN, Orbicom,Gapmil, and Gamag, as well Category 2 institutes, NGOs, IFAP national committees and UNESCONational Commissions.

*Consensus de Beijing sur l’IA et l’éducation (juil.2019)

Le Consensus de Beijing intervient après la Déclaration de Qingdao de 2015, par laquelle les États membres de l’UNESCO se sont engagés à exploiter efficacement les technologies émergentes pour la réalisation de l’ODD4.

Le Consensus affirme que le déploiement des technologies d’IA dans l’éducation offre le potentiel d’améliorer les capacités humaines et de protéger les droits de l’homme en vue d’une collaboration efficace entre l’homme et la machine dans la vie, l’apprentissage et le développement durable.

Le Consensus déclare que l’intégration systématique de l’IA dans l’éducation peut permettre de relever certains des plus grands défis actuels de l’éducation, d’innover en matière de pratiques d’enseignement et d’apprentissage, et finalement d’accélérer les progrès de la réalisation de l’ODD 4.

En résumé, le Consensus de Beijing recommande aux gouvernements et aux autres parties prenantes des États membres de l’UNESCO de :

•Planifier l’IA dans les politiques de l’éducation pour tirer parti des possibilités et relever les défis qu’apportent les technologies d’IA, adopter des approches engageant le gouvernement tout entier, intersectorielles et multipartites qui permettent aussi de mettre en place des priorités stratégiques locales pour atteindre les objectifs de l’ODD 4
•Soutenir le développement de nouveaux modèles rendus possibles par les technologies d’IA pour la fourniture de services d’éducation et de formation là où les avantages l’emportent clairement sur les risques, et utiliser des outils d’IA pour proposer des systèmes d’apprentissage tout au long de la vie qui permettent un apprentissage personnalisé à tout moment, en tout lieu, pour tous
•Envisager l’utilisation de données pertinentes, le cas échéant, afin d’encourager la planification de politiques fondées sur des données probantes
•Veiller à ce que les technologies d’IA servent à autonomiser les enseignants au lieu de les remplacer et développer des programmes appropriés pour le renforcement des capacités afin que les enseignants travaillent aux côtés des systèmes d’IA.
•Préparer la prochaine génération de travailleurs en l’équipant des valeurs et des compétences nécessaires pour la vie et au travail, les plus pertinentes à l’ère de l’IA
•Promouvoir une utilisation équitable et inclusive de l’IA, indépendamment du handicap, du statut social ou économique, de l’origine ethnique ou culturelle ou de la situation géographique, en insistant sur l’égalité des sexes, tout en assurant des usages éthiques, transparents et vérifiables des données éducatives

Le Consensus décrit également ses ambitions pour l’UNESCO, qui fera office de système d’appui pour le renforcement des capacités des décideurs du domaine de l’éducation dans la mise en œuvre des mesures recommandées, et agira en tant qu’organisateur des financements, des partenariats et de la coopération internationale avec d’autres organisations internationales et des partenaires qui sont actifs dans le domaine de l’IA dans l’éducation.

lien->https://fr.unesco.org/news/premier-consensus-lintelligence-artificielle-leducation-publie-lunesco

lien->https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000368303

7°Université de Montréal

Déclaration de Montréal pour un développement responsable de l’intelligence artificielle
lien->https://www.declarationmontreal-iaresponsable.com/la-declaration


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publié le 08/10/2019

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