Intervention d’Antoine Picon, président de la Fondation Corbusier

Intervention d’Antoine Picon, président de la Fondation Corbusier lors du Comité du patrimoine mondial à Istanbul

La Fondation Le Corbusier se réjouit de la décision du Comité du patrimoine mondial d’inscrire l’œuvre de Le Corbusier sur la Liste du patrimoine de l’Humanité, même si c’est à un moment difficile pour des pays comme la Turquie et la France.

Proposée par sept États, cette candidature véritablement transcontinentale a bénéficié de très nombreux soutiens. La Fondation remercie tous ceux qui ont permis son succès. Outre les États partenaires, Allemagne, Argentine, Belgique, Inde, Japon, Suisse et France, elle a été portée également par les collectivités territoriales hôtes des bâtiments figurant dans la série, par les propriétaires, les habitants, les usagers, ainsi que tous les experts associés au projet.

En plus des aspects qui ont joué un rôle déterminant dans le succès de cette candidature, et qui ont été mentionnés, je voudrais retenir enfin deux dimensions de l’œuvre de Le Corbusier qui expliquent le rayonnement dont elle jouit aujourd’hui encore. Le premier, c’est le souci constamment réaffirmé par l’architecture de traiter chaque être humain, quel que soit son rang et sa position sociale avec dignité. Chacun a droit à de l’architecture de qualité. Cette préoccupation n’a jamais cessé de hanter l’architecte, depuis ses premiers projets de villas jusqu’aux unités d’habitation d’après-guerre.

Le second aspect, c’est l’optimisme. L’œuvre de Le Corbusier témoigne d’une foi dans l’homme et dans la possibilité qui lui est offerte de choisir son avenir. Nous avons plus que jamais besoin de cet optimisme aujourd’hui.

Merci encore à tous pour cette belle réussite.

publié le 22/07/2016

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