L’UNESCO célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

Le Secteur Sciences Humaines et Sociales de l’UNESCO, notamment représenté par la section pour l’inclusion et le droit, organisait, en partenariat avec le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies (OHCHR), la Ville de Bordeaux et la Fédération Française des Clubs pour l’UNESCO, cette table-ronde ayant pour objectif d’analyser les représentations héritées de l’esclavage et leurs réminiscences, tout en rendant hommage au lancement de la campagne d’affichage contre le racisme et la discrimination réalisé par la ville de Bordeaux.

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L’UNESCO s’est en effet engagée dès sa création dans le combat contre les théories raciales et a mobilisé les plus grands scientifiques de l’époque pour démontrer l’inanité du concept de race et des théories racistes. Les travaux de recherche et les débats organisés autour de cette question ont abouti, avant même cette table-ronde, à l’adoption par les instances dirigeantes de l’UNESCO d’une série de Déclarations et d’instruments normatifs, tels que notamment la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’éducation (1960), la Déclaration sur la race et les préjugés raciaux (1978), la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’Homme (1997) et la Déclaration sur la diversité culturelle (2001).

Ces Instruments ont beaucoup aidé les mouvements des droits civiques et la lutte contre le colonialisme et l’apartheid mais nous assistons toutefois malheureusement aujourd’hui à une résurgence des préjugés raciaux exprimés sans complexe à différents niveaux. Face à ce phénomène exacerbé par les difficultés socio-économiques, l’immigration, le repli identitaire et les peurs, l’UNESCO a adopté en 2003 une Stratégie intégrée de lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée pour répondre au Programme d’action de la Conférence mondiale contre le racisme organisée par les Nations Unies à Durban (Afrique du Sud) en 2001.

A cette fin, elle a décidé de mener la lutte sur le terrain, dans les villes, là où ces fléaux s’expriment le plus violemment et a mis en place une Coalition internationale des villes contre le racisme en 2004, rebaptisée Coalition internationale des villes inclusives et durables (ICCAR), qui regroupe aujourd’hui plus de 500 villes, afin d’améliorer leurs politiques de lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’exclusion.

C’est dans ce cadre que plusieurs actions d’information, de sensibilisation et de plaidoyer en faveur de politiques publiques conséquentes ont été engagées par l’UNESCO en collaboration avec les villes partenaires, ainsi qu’avec le soutien notamment de la Commission canadienne pour l’UNESCO.

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publié le 28/03/2019

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