Réseau des villes inclusives de l’UNESCO en France

La Coalition Internationale des Villes contre le Racisme (International Coalition of Cities Against Racism) est une initiative de l’UNESCO en 2004. Cette coalition « en réseau » vise à établir un réseau de villes par l’échange d’expériences pour l’amélioration des politiques de lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’exclusion.

En effet, si les conventions, les recommandations et les délibérations internationales existent et sont élaborées en amont, il est apparu comme un objectif essentiel d’impliquer le maximum d’acteurs sur le terrain, y compris des victimes de discrimination, afin d’inventorier les méthodes mises en œuvre pour les réduire et pour améliorer les instruments proposés à partir de ces échanges entre villes.
Il s’agit donc en clair de vérifier que les suggestions et les mesures prises sont les plus appropriées, les plus efficaces pour garantir au mieux le redressement de situations souvent très spécifiques tout en assurant une meilleure liaison entre « l’amont » (conventions,recommandations) et « l’aval » c’est-à-dire les politiques publiques locales appliquées. Dans ce processus, les autorités locales municipales ou autres impliquées en tant que décideurs politiques, sont les acteurs-clés dans la recherche d’une dynamisation du processus en question.

En résumé, l’objectif final est de réunir au sein d’une coalition internationale toutes les villes désireuses de mener, en liaison permanentes entres elles, des actions de luttes concrètes contre le racisme et les différentes formes de discrimination.
Afin de tenir compte des spécificités et des priorités de chaque « grande région » du monde ou Pays, des coalitions ont été invitées à se former au sein de ces grandes zones voire d’un continent. A cette taille souvent dénommée « région » par l’UNESCO, se sont donc formé de grandes coalitions qui tiennent des congrès réguliers ou des rencontres plus informelles et qui se sont constituées entre 2004 et 2013 :

  • pour l’AFRIQUE en 2006 à Nairobi ;
  • pour les ETATS-UNIS d’AMERIQUE en 2013, et le CANADA en 2007 à Calgary ;
  • pour l’AMERIQUE LATINE et les CARAÏBES en 2006 à Montévideo ;
  • pour les ETATS ARABES en 2008 à Casablanca ;
  • pour l’ASIE et le PACIFIQUE en 2006 et 2017 respectivement à Bangkok et à Jeju (Corée) ;
  • pour l’EUROPE en 2004 à Nuremberg.

A chaque fois, ces lancements et ces initiatives ont eu lieu grâce au rôle de coordination d’une ville désignée comme « chef de file », chaque grande région ou Pays se dotant d’un « Plan d’Action » en dix points. Ce plan d’action en dix points est composé d’engagements concernant les différents domaines de compétence locale tels que l’éducation, le logement, l’emploi et les activités culturelles. Le plan doit aussi suggérer un certain nombre de choix d’actions que les autorités locales (villes) peuvent compléter ou développer.
Les villes signataires s’engagent aussi à intégrer le plan d’action dans leur stratégie et leur agenda de politique municipale. Elles doivent par ailleurs s’engager à faire participer les différents acteurs de la société civile à sa mise en œuvre.
La 6ème réunion de haut niveau des maires des « villes inclusives » s’est tenue en Indonésie à Padang fin septembre 2016.

Dix-neuf villes françaises sont membres de ce réseau dont Paris et les villes suivantes :

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  • Sept villes dans le secteur Est de la France : Metz, Nancy et Strasbourg pour le Grand Est ; Grenoble, Lyon et Villeurbanne pour Rhône-Alpes ; Gap pour Provence-Alpes-Côte d’Azur ;
  • Six villes en Ile de France dont Paris et Aubervilliers, Cergy, Clichy-la-Garenne, Pontault-Combault, Saint-Denis ;
  • Deux villes dans le Sud-Ouest en Occitanie : Montpellier et Toulouse ;
  • Deux villes dans le grand secteur géographique du Nord et du Nord-Ouest : Dunkerque (Hauts de France) et Caudebec les Elbeufs (Normandie) ;
  • Une ville retenue en 2017 : Bordeaux en Nouvelle-Aquitaine
  • Une dans le secteur Ouest et Centre avec la ville de Nantes (Pays de Loire).

La répartition géographique des villes reprend en grande partie la liste des anciens chefs-lieux des anciennes Régions Françaises avec un équilibre assez net entre le Grand secteur de l’Est (sauf en Franche-Comté et l’absence notable de grandes villes de Savoie et de Marseille et de Nice plus au Sud) et la région Parisienne avec six villes dont deux en Seine-Saint-Denis. Les deux « capitales » occitanes sont présentes ainsi que Bordeaux récemment la Région Nouvelle-Aquitaine mais la Bretagne et le Centre sont absentes à ce classement en 2018, comme les deux « capitales » de la Région Normandie : Rouen et Caen. En conclusion, on constate une faible représentation pour ce programme de la partie Ouest et Centrale du pays.

En savoir plus sur le site de l’UNESCO.

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publié le 20/12/2018

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