La France, la culture et le patrimoine à l’UNESCO

La protection des patrimoines culturels et naturels se trouve au cœur des préoccupations de l’UNESCO et de la France.

Afin de protéger les différents patrimoines culturels et naturels, plusieurs conventions multilatérales ont été élaborées au sein de l’UNESCO :

Convention spécifique pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles (2005)

À l’initiative de la France, une Convention spécifique pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été élaborée en 2005. Elle vise à garantir aux artistes, aux professionnels de la culture et aux citoyens la liberté de création, de production et de diffusion, ainsi que la jouissance d’un large éventail de biens, de services et d’activités culturels. Elle vise aussi à la mise en œuvre de véritables politiques culturelles par les États membres.

Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (1954)

La Convention de 1954 représente le premier traité multilatéral portant sur la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé.
Elle est associée à deux protocoles, tous deux ratifiés par la France : le protocole de 1954 et le protocole de 1999.

Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels (1970)

Née de la recrudescence des vols de biens patrimoniaux sur les sites et dans les musées, la Convention de 1970 repose sur des mesures préventives (inventaires, certificats de coopération, mesures de contrôle des négociants en art, etc.) ainsi que des dispositions en matière de restitution (saisie et restitution à la requête de l’État d’origine d’un bien saisi) et de coopération internationale entre les États parties (forces de police, douanes, etc.).

Convention du Patrimoine mondial de l’humanité (1972)

La Convention de 1972 a pour objectif d’identifier et de protéger le patrimoine naturel et culturel mondial considéré comme ayant une valeur universelle exceptionnelle. Elle incarne l’idée visionnaire selon laquelle certains lieux sont si importants que le devoir de les protéger ne réside pas uniquement en la nation mais aussi en la communauté internationale - non seulement pour cette génération, mais pour toutes celles qui suivent. Les États parties sont encouragés à intégrer la protection du patrimoine culturel et naturel dans les programmes de planification régionaux, à mettre en place du personnel et des services sur leurs sites, à entreprendre des études scientifiques et techniques sur la conservation...

Certaines conditions telles que les conflits armés, les catastrophes naturelles, peuvent mettre en danger les caractéristiques pour lesquelles un site a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. La Liste du patrimoine mondial en péril est conçue pour informer la communauté internationale des conditions menaçant les caractéristiques qui ont permis l’inscription d’un bien et pour encourager des mesures correctives.

Convention du patrimoine subaquatique (2001)

La Convention de 2001 fixe les principes de base relatifs à la protection du patrimoine culturel sous-marin, comprend un système détaillé de rapportage et de coopération pour permettre aux États d’assurer une telle protection et fournit des règles pratiques, reconnues et adaptées, pour le traitement et la recherche sur le patrimoine culturel subaquatique.
La France a présidé la Convention de 2001 entre 2017 et 2019.

Convention du patrimoine immatériel (2003)

Le patrimoine culturel immatériel (PCI) vise à la sauvegarde des traditions ou des expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et évènements festifs, etc.

publié le 20/06/2019

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