Les sites classés et les réseaux français auprès de l’UNESCO

Grâce à la présence et à l’action de la France auprès de l’UNESCO, les sites classés et réseaux français sont vastes.

PNG

Sites français inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité

Pour qu’un site soit inscrit sur la Liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité, il doit avoir une valeur universelle exceptionnelle et satisfaire au moins un des dix caractères de sélection suivants :

- (i) Représenter un chef d’œuvre du génie créateur humain.
- (ii) Témoigner d’un échange d’influences considérable pendant une période donnée ou dans une aire culturelle déterminée, sur le développement de l’architecture ou de la technologie, des arts monumentaux, de la planification des villes ou de la création de paysages.
- (iii) Apporter un témoignage unique ou du moins exceptionnel sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue.
- (iv) Offrir un exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des période(s) significative(s) de l’histoire humaine.
- (v) Être un exemple éminent d’établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer, qui soit représentatif d’une culture (ou de cultures), ou de l’interaction humaine avec l’environnement, spécialement quand celui-ci est devenu vulnérable sous l’impact d’une mutation irréversible.
- (vi) Être directement ou matériellement associé à des évènements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires ayant une signification universelle exceptionnelle.
- (vii) Représenter des phénomènes naturels ou des aires d’une beauté naturelle et d’une importance esthétique exceptionnelles.
- (viii) Être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la terre, y compris le témoignage de la vie, de processus géologiques en cours dans le développement des formes terrestres ou d’éléments géomorphiques ou physiographiques ayant une grande signification.
- (ix) Être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins.
- (x) Contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation.

Sites français inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité
1 1979 Basilique et colline de Vézelay
2 1979 Cathédrale de Chartes
3 1979 Mont-Saint-Michel et sa baie
4 1979 Palais et parc de Versailles
5 1979 Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère
6 1981 Abbaye cistercienne de Fontenay
7 1981 Arles, monuments romains et romans
8 1981 Cathédrale d’Amiens
9 1981 Palais et Parc de Fontainebleau
10 1981 Théâtre antique et ses abords et "Arc de Triomphe" d’Orange
11 1982 Saline de Salins-les-Bains et d’Arc-en-Senans, la production du sel ignigène
12 1983 Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe
13 1983 Places Stanislas, de la Carrière et d’Alliance à Nancy
14 1983 Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola
15 1985 Pont du Gard
16 1988 Strasbourg, Grande île
17 1991 Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims
18 1991 Paris, rives de la Seine
19 1992 Cathédrale de Bourges
20 1995 Centre historique d’Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d’Avignon
21 1996 Canal du Midi
22 1997 Ville fortifiée historique de Carcassonne
23 1997 Pyrénées - Mont Perdu
24 1998 Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France
25 1998 Site historique de Lyon
26 1999 Beffrois de Belgique et de France
27 1999 Juridiction de Saint-Émilion
28 2000 Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes
29 2001 Provins, ville de foire médiévale
30 2005 Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret
31 2007 Bordeaux, Port de la Lune
32 2008 Fortifications de Vauban
33 2008 Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés
34 2010 Cité épiscopale d’Albi
35 2010 Pitons, cirques et remparts de l’île de la Réunion
36 2011 Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen
37 2011 Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes
38 2012 Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais
39 2014 Grotte ornée du Pont-d’Arc, dite Grotte Chauvet-Pont d’Arc, Ardèche
40 2015 Les climats du vignobles de Bourgogne
41 2016 L’œuvre architecturale de Le Corbusier
42 2017 Strasbourg - Grande île et Neustadt
43 2017 Taputapuatea (Polynésie française)
44 2018 Haut lieu tectonique Chaîne des Puys - Faille de Limagne
45 2019 Terres et mers australes françaises

Biens français inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel

Biens inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel
2008 Géants et dragons processionnels de Belgique et de France
Le Maloya
La tapisserie d’Aubusson
La tradition du tracé dans la charpente française
2009 Le Cantu in paghjella profane et liturgique de Corse de tradition orale
2010 Le repas gastronomique des Français
Le savoir-faire de la dentelle au point d’Alençon
Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier
2011 L’équitation de tradition française
2012 Le fest-noz, rassemblement festif basé sur la pratique collective des danses traditionnelles de Bretagne
2013 Les ostensions septennales limousines
2014 Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatif de l’identité guadeloupéenne
2015 Les fêtes du feu du solstice d’été dans les Pyrénées
2016 Le carnaval de Granville
La fauconnerie, un patrimoine humain vivant
2018 Les savoir-faires liés au parfum en Pays de Grasse
L’art de l construction en pierres sèches (dossier multi-pays)
2019 Alpinisme (dossier multi-pays) - En attente

Réseau des villes inclusives (ICCAR)

Lancée par l’UNESCO en 2004, cette initiative vise à établir un réseau de villes intéressées par l’échange d’expériences afin d’améliorer leurs politiques de lutte contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’exclusion.

L’objectif final est de réunir au sein d’une Coalition toutes les villes désireuses de mener l’ensemble une lutte concrète contre le racisme. Afin de prendre en compte les spécificités et les priorités de chaque région du monde, des Coalitions sont d’abord créées à l’échelle régionale : en Afrique, en Amérique du Nord, en Amérique latine et aux Caraïbes, dans les Etats Arabes, en Asie et Pacifique, et en Europe. Grâce au rôle de coordination d’une ville désignée "chef de file", chaque région se dotera ainsi de son propre "Plan d’action en 10 points", qui est composé de 10 engagements couvrant différents domaines de compétence locale tels que l’éducation, le logement, l’emploi ou les activités culturelles.

Pour en savoir plus : Plan d’action en 10 points

Les villes inclusives françaises :

- Aubervilliers
- Bordeaux
- Caudebec lès Elbeuf
- Cergy
- Clichy-La-Garenne
- Dunkerque
- Gap
- Grenoble
- Lyon
- Metz
- Montpellier
- Nancy
- Nantes
- Paris
- Pontault-Combault
- Saint-Denis
- Strasbourg
- Toulouse
- Villeurbanne

Réseau des villes créatives (RVCU)

Ce réseau a été créé en 2004 afin de promouvoir la coopération avec et entre les villes ayant identifié la créativité comme un facteur stratégique du développement urbain durable. Les 180 villes qui forment habituellement ce réseau travaillent ensemble vers un objectif commun : placer la créativité et les industries culturelles au cœur de leur plan de développement au niveau local et coopérer activement au niveau international.

Les villes créatives françaises :

- Enghien-les-Bains : Arts numériques
- Saint-Etienne : Design
- Limoges : Artisanat et arts populaires
- Lyon : Arts numériques

Réseau des villes apprenantes (GNLC)

Il s’agit d’un réseau d’envergure internationale axé sur les politiques, qui fournit inspiration, savoir-faire et bonnes pratiques. Quel que soit leur niveau d’évolution, les villes apprenantes peuvent grandement bénéficier du partage d’idées avec d’autres cités, car les solutions aux questions qui se posent sur leurs parcours peuvent déjà exister dans d’autres villes.

Une ville apprenante développe l’apprentissage tout au long de la vie pour tous. L’UNESCO définit ainsi la ville apprenante comme étant celle qui :

- Mobilise efficacement ses ressources dans tous les secteurs afin de promouvoir un apprentissage inclusif de l’éducation de base à l’enseignement supérieur.
- Ravive l’apprentissage au sein des familles et des communautés.
- Facilite l’apprentissage pour l’emploi et au travail.
- Étend l’usage des techniques modernes d’apprentissage.
- Favorise une culture de l’apprentissage tout au long de la vie.

Les villes apprenantes françaises :

- Clermont-Ferrand
- Mantes-la-Jolie

Réseau des écoles associées (réSEAU)

Ce réseau rassemble des institutions éducatives partout dans le monde autour d’un objectif commun : élever les défenses de la paix dans l’esprit des enfants et des jeunes. Il œuvre en faveur des idéaux et des valeurs de l’UNESCO en renforçant les dimensions humanistes, éthiques, culturelles et internationales de l’éducation. Les écoles membres jouent un rôle essentiel dans la promotion des valeurs de l’UNESCO et dans l’intégration des perspectives internationales dans les écoles.

Réparties dans 182 pays, plus de 11 500 écoles membres du réSEAU œuvrent ainsi concrètement pour la compréhension internationale, la paix, le dialogue interculturel, le développement durable et une éducation de qualité.

Pour en savoir plus : Réseau des écoles associées

Les écoles françaises associées de l’UNESCO : Lien

Programme UNITWIN / Chaires UNESCO

Lancé en 1992, le programme UNITWIN/Chaires UNESCO rassemble plus de 700 établissements dans 116 pays. Il encourage la coopération et la création de réseaux entre les universités au niveau international afin de renforcer les capacités institutionnelles par le partage de connaissances et la collaboration.

Le programme soutient la création de chaires UNESCO et de réseaux UNITWIN sur les grandes questions prioritaires en lien avec les domaines de compétence de l’UNESCO (éducation, sciences exactes et naturelles, sciences humaines et sociales, culture, et communication).

Les Chaires UNESCO françaises : Lien

Réseau des Clubs UNESCO

Établis avec l’autorisation des commissions nationales pour l’UNESCO, ces clubs, centres et associations sont regroupés dans des réseaux nationaux, régionaux et internationaux, avec le but d’agir sur le terrain dans les domaines de compétences de l’UNESCO. Ces initiatives favorisent la diffusion des principes et des objectifs de l’UNESCO dans la société civile, dans la mesure où les clubs permettent la visibilité des valeurs défendues par l’Organisation au sein des communautés locales.

Les clubs pour l’UNESCO détiennent trois fonctions essentielles : la formation, la diffusion de l’information, et l’action. Ils interviennent sur des problèmes globaux à répercussions locales et contribuent à la réflexion sur le choix d’un modèle de société.

Pour en savoir plus : Site de la fédération française pour l’UNESCO

Géoparcs

Ce sont des espaces géographiques unifiés, où les sites et paysages de portée géologique internationale sont gérés selon un concept global de protection, d’éducation et développement durable. Ce sont des espaces qui présentent un héritage géologique d’importance internationale. Cet héritage permet aux populations de prendre conscience et de trouver les clés pour répondre au contexte dynamique de la planète sur laquelle nous vivons tous.

Ils conservent les dossiers relatifs aux changements climatiques survenus ces dernières années. Ils sont de véritables éducateurs pour les changements qui surviennent actuellement et permettent d’adopter de bonnes pratiques environnementales en favorisant l’utilisation des énergies renouvelables et du "tourisme vert".

Ils informent sur le besoin et l’utilisation durable des ressources naturelles exploitées et extraites tout en faisant la promotion du respect de l’environnement et de l’intégrité du paysage.

Depuis avril 2017, on compte 147 géoparcs mondiaux UNESCO dans 41 pays.

MPEG4 - 30.2 Mo
Les géoparcs français
Comité national des géoparcs de France (MPEG4 - 30.2 Mo)

Les géoparcs mondiaux UNESCO en France :

- Géoparc mondial UNESCO Haute-Provence
- Géoparc mondial UNESCO Luberon
- Géoparc mondial UNESCO Massif des Bauges
- Géoparc mondial UNESCO Chablais
- Géoparc mondial UNESCO Monts d’Ardèche
- Géoparc mondial UNESCO Causses du Quercy
- Géoparc mondial UNESCO Beaujolais

Réseau des réserves de biosphère

Ce réseau mondial est composé de 701 réserves de biosphère, réparties dans 124 pays, dont 21 sites transfrontaliers.

Il s’agit d’un un outil de coopération internationale exceptionnel permettant le partage des connaissances, les échanges d’expériences, le développement des capacités et de mettre les bonnes pratiques en avant.

Le réseau vise à assurer la durabilité environnementale, économique et sociale (en comptant les dimensions culturelles et spirituelles) par le biais des actions suivantes :

- Le développement et la coordination d’un réseau mondial de sites qui servent de zones et démonstration et d’apprentissage et dont l’objectif est de maintenir la diversité culturelle et écologique ainsi que les services fournis par les écosystèmes qui contribuent au bien-être humain.
- Le développement et l’intégration des connaissances, sciences comprises, afin d’améliorer notre compréhension des interactions entre les peuples et la nature.
- Le développement des capacités globales de gestion de systèmes socio-écologiques complexes, et plus particulièrement en encourageant le dialogue au niveau de l’interface science/politique, en soutenant l’éducation environnementale, et par une diffusion multimédia permettant de toucher la communauté globale.

Les réserves de biosphère en France :

- Réserve de biosphère de Camargue (depuis 1977)
- Réserve de biosphère de la Vallée du Fango (depuis 1977)
- Réserve de biosphère de la commune de Fakarava (depuis 1977)
- Réserve de biosphère des Cévennes (depuis 1984)
- Réserve de biosphère des îles et de la mer d’Iroise (depuis 1988)
- Réserve de biosphère du Mont Ventoux (depuis 1990)
- Réserve de biosphère de l’archipel du Guadeloupe (depuis 1992)
- Réserve de biosphère du Luberon-Lure (depuis 1992)
- Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais (depuis 1998)
- Réserve de biosphère transfrontalière des Vosges du Nord - Pfälzewald (depuis 1998)
- Réserve de biosphère du bassin de la Dordogne (depuis 2012)
- Réserve de biosphère transfrontalière du Mont Viso (depuis 2013)
- Réserve de biosphère du Marais audomarois (depuis 2013)
- Réserve de biosphère des gorges du Gardon (depuis 2015)

Ambassadeurs de bonne volonté

Qui sont-ils ? Nommés par l’UNESCO, ce sont des personnalités qui mettent leur renommée nationale et/ou internationale au service des idéaux de l’UNESCO. Ils acceptent de mettre à contribution leur talent et leur charisme pour sensibiliser l’opinion mondiale aux missions de l’UNESCO : la promotion de l’éducation, de la science et de la culture pour la paix.

Les Ambassadeurs de bonne volonté de l’UNESCO français :

- Pierre Cardin (1991)
- Jean-Michel Jarre (1993)
- Patrick Baudry (1999)
- Jean Malaurie (2007)
- Yazid Sabeg (2010)

Artistes pour la paix

Qui sont-ils ? Ce sont des personnalités internationales qui donnent, grâce à leur influence, leur charisme et leur célébrité, une résonance particulière aux messages et aux programmes de l’UNESCO. L’Organisation fait appel à ces personnalités pour sensibiliser le public aux actions de l’UNESCO dans ces champs.

Les Artistes pour la paix français :

- Chico Bouchikhi (1996)
- Cyprien Katsaris ( 1997)
- Amine Kouider (1999)
- Alain Husson-Dumoutier (1999)
- Titouan Lamazou (2003)
- Gérard Voisin (2005)
- Guila Clara Kessous (2012)

publié le 22/07/2019

haut de la page