Le dixième anniversaire de l’adoption de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

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Le 20 octobre 2005, lors de la 33e session de la Conférence générale de l’UNESCO, la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles a été adoptée. Issue de la demande initiale de pays francophones, puis approuvée dans son principe par les États membres en 2003 lors de la 32ème session de la Conférence générale, elle consacre en droit l’égale dignité de toutes les cultures et reconnaît que les biens culturels sont porteurs de valeurs et de sens, donc de l’identité même des peuples.

La Convention est un instrument juridique international contraignant qui établit les droits et devoirs des États en matière de diversité culturelle, tant à l’échelle nationale (garantie aux États de pouvoir maintenir et développer des politiques en faveur de la diversité culturelle, aides financières) qu’à l’échelle internationale (coopération culturelle, accès aux produits culturels étrangers, promotion de la diversité culturelle dans d’autres enceintes multilatérales).

Elle reconnaît explicitement la spécificité des biens et services culturels en tant que porteurs d’identité, de valeur et de sens, et admet la légitimité de l’intervention publique dans le secteur culturel. Le texte permet également de différencier ces biens culturels de simples objets commerciaux, malgré la valeur économique qu’ils peuvent avoir. La Convention reconnait que « la culture ne peut plus être seulement un sous-produit du développement, mais plutôt le ressort fondamental du développent durable » (http://bit.ly/1W1dLbP).

Entrée en vigueur en mars 2007, la Convention a ouvert la voie à un nouveau cadre international pour la gouvernance et la gestion de la culture. Elle a permis le développement de politiques culturelles qui soutiennent la création et qui promeuvent l’accès à la culture pour le grand public, elle a favorisé le développement d’une coopération internationale pour la circulation de biens et de services culturels. Par ailleurs, le rôle des industries culturelles dans le développement social et économique d’un pays a été reconnu, tout comme le rôle important de la culture dans les stratégies du développement durable.

Parce que les technologies numériques ont une importance stratégique pour le développement et l’essor des industries culturelles et créatives aujourd’hui, elles représentent une chance qu’il faut saisir (innovation, enrichissement de l’offre...) mais elles posent également des défis (concentration, bouleversement de la chaîne de valeur...). C’est pourquoi les États Parties, tout en reconnaissant la grande modernité de la Convention grâce à sa conception technologiquement neutre, ont décidé en juin 2015 de travailler à la rédaction de directives opérationnelles à l’heure du numérique.

Pour son dixième anniversaire, de nombreux événements sont organisés tout au long de l’année pour célébrer son adoption. La France en organisera plusieurs d’ici la fin de l’année. Pour découvrir toute la programmation, rendez-vous sur http://bit.ly/1jxwf8i

Pour lire le texte intégral de la Convention 2005, cliquez ici : http://bit.ly/1W1hXZj

publié le 26/11/2015

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