La France, les sciences exactes et naturelles & la COI à l’UNESCO

Auprès de l’UNESCO, la France œuvre pour un avenir durable, notamment autour de deux enjeux majeurs que sont les sciences et les océans.

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Open science : un libre accès à l’information scientifique

La France salue l’initiative sur la « Science ouverte » (Open science) qui va donner l’occasion de réfléchir collectivement sur le rôle que peut et doit tenir l’UNESCO, dans ce domaine si important pour l’avenir de l’humanité. Le champ d’action est immense et si l’UNESCO ne conduit pas ce travail de réflexion, aucun autre organisme dans le monde ne sera en mesure de le faire, avec la même légitimité et la même rigueur éthique. L’initiative Open science doit être une incitation à unir les efforts afin de promouvoir une science plus forte et de renforcer la culture scientifique au sein des sociétés. L’UNESCO a appelé les gouvernements, la société civile, le secteur privé et la communauté scientifique à adopter sans réserve les valeurs d’une science éthique et responsable, en mettant pleinement en œuvre la recommandation de l’UNESCO 2017 sur la science et les chercheurs scientifiques. La science et les scientifiques jouent un rôle primordial dans la création de sociétés durables. L’information scientifique est un apport essentiel des chercheurs et la principale ressource pour l’innovation technologique. L’UNESCO soutient et encourage le libre accès - la mise à disposition en ligne pour tous de l’information savante, sans la plupart des barrières imposées par le droit d’auteur et le copyright - afin de favoriser la circulation du savoir, l’innovation et le développement socio-économique à l’échelle planétaire.

La biodiversité

Depuis 1971, le Programme sur l’Homme et la Biosphère (MAB) encourage les recherches interdisciplinaires et les activités de démonstration et de formation pour une gestion durable des ressources nationales.

La 7ème session plénière de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui s’est tenue à l’UNESCO du 29 avril au 4 mai 2019, a dressé un constat alarmant de la détérioration de l’environnement terrestre. L’UNESCO a donc un rôle majeur à jouer pour la mise en œuvre des objectifs internationaux relatifs à l’utilisation durable de la nature.

Elle s’appuie sur un réseau mondial labellisé par l’UNESCO sous le nom de « Réserves de biosphère ». Il en existe 669 dans le monde, réparties dans 120 pays. Ce label UNESCO des "Réserves de biosphère" devrait devenir le plus important dans une perspective de long terme, pour la planète tout entière.

Un comité français du MAB a été établi. Il est géré par l’association MAB France. Il y a 14 réserves de biosphère en France.

Les géoparcs

Les géoparcs mondiaux sont un réseau labellisé de sites qui revêtent, grâce à leur patrimoine géologique exceptionnel, une importance internationale. On en compte 147 dans le monde, répartis dans 41 pays.

La France compte 7 géoparcs (Haute-Provence, Luberon, Massif des Bauges, Chablais, Monts d’Ardèche, Causses du Quercy, Beaujolais).

Le Programme Hydrologique international (PHi)

Le Programme Hydrologique international (PHi) est le seul programme intergouvernemental du système des Nations Unies consacré à la recherche dans le domaine de l’eau, à la gestion des ressources en eau, ainsi qu’à l’éducation et au renforcement des capacités. Il est mis en œuvre par phases de six ans, et se trouve actuellement dans sa huitième phase (2014-2021).

Un Comité national français du PHi a été mis en place et représente la France lors des sessions du Conseil intergouvernemental du PHi.

La COI et la Décennie des sciences océaniques pour le développement durable des Nations unies

La Commission Océanographique Intergouvernementale (COI) de l’UNESCO travaille pour favoriser la coopération internationale et la coordination de programmes dans les domaines de la recherche et de l’observation marine, la conservation et la protection des environnements marins, l’atténuation des risques, et le développement des capacités, afin de comprendre et d’assurer une gestion efficace des ressources des océans et des zones côtières.

En appliquant ces connaissances, la Commission vise à améliorer la gouvernance, la gestion, les capacités institutionnelles et les processus de prise de décision de ses États membres en ce qui concerne les ressources marines et la variabilité climatique. Elle vise également à promouvoir le développement durable de l’environnement marin, en portant une attention particulière aux pays en développement.

La France, à travers le comité national français de la COI (CN-COI), participe activement à l’ensemble des activités liées aux océans de l’UNESCO.

publié le 09/08/2019

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