[Prenez date] Madame de Staël, Femme de notre temps

Conférence - Bicentenaire de la mort de Germaine de Staël
Prenez date : 22 juin 2017, UNESCO Salle n°XII

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En association avec l’UNESCO

En 2017, la France, l’Allemagne et la Suisse commémoreront en association avec l’UNESCO le bicentenaire de la mort de Madame de Staël, romancière et essayiste (1766-1817). L’UNESCO participe, depuis 1956, aux commémorations d’événements historiques et de personnalités éminentes célébrées par les Etats membres. La célébration et la mise en valeur des personnalités remarquables ayant contribué à l’enrichissement mutuel des cultures favorisent la compréhension internationale, le rapprochement entre les peuples et la paix.

A cette occasion, une journée de commémoration à l’UNESCO sera organisée le 22 juin 2017 autour de tables rondes et de lectures.

Articulée autour de deux tables rondes animées par Laurent Stefanini, Ambassadeur, Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO et Jean-Frédéric Jauslin, Ambassadeur, Délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO et de l’OIF, cet anniversaire sera l’occasion d’illustrer plusieurs aspects de la vie de cette grande personnalité. La première table ronde se tiendra le matin et sera consacrée à « Germaine de Staël, actualité d’une femme de lettres ». La deuxième table ronde sera principalement tournée vers « Germaine de Staël, actualité d’une européenne engagée ».

La femme qui défia Napoléon …

Cette femme exceptionnelle, fille de l’illustre Jacques Necker, ce banquier genevois trois fois ministre de Louis XVI et écrivain qui aurait pu éviter la dérive sanglante de la Révolution si on l’avait laissé réformer la monarchie, était avant tout attachée aux Lumières et à la liberté.
L’idée centrale de son ouvrage sur l’Allemagne, que la police jugea « n’être point français », c’était la liberté de penser et d’écrire, le refus des préjugés et des interdictions.
Elle y inventait aussi le Romantisme : cette grande amoureuse (de Narbonne, de Ribbing, de Benjamin Constant) évoquait déjà « les orages de l’âme » et mettait en correspondance « les parfums dans le temple, la musique dans le sanctuaire, les émotions dans le cœur », bref « la voix du sentiment ».
Elle inventait la critique littéraire, avec « cette idée grande et neuve de la littérature qu’elle a pour fin de révéler l’homme intérieur » (Georges Poulet). Admiratrice de Rousseau, elle anticipait les intuitions de la psychè moderne, quand, parlant de la sensibilité, ce mot clef de la nouvelle époque, elle pressentait « qu’il y a une âme inconnue dans le fond de celle qu’on raconte ».
Philosophe des Lumières, elle cherchait l’union de nos deux natures, physique et spirituelle, les sensations et l’âme, et en celle-ci tout ensemble le sentiment moral et la sensibilité, la raison et l’imagination.
Elle inventait la cause des femmes en revendiquant la recherche du bonheur, fût-ce avec mélancolie, et en affirmant par-dessus tout que « l’âme a la faculté de sentir et de penser par elle-même ».

Elle inventait enfin l’Europe et en saisissait les enjeux, en comparant la période révolutionnaire qui s’ouvrait à l’ère des invasions barbares et à la nécessité d’éduquer les vainqueurs par les Lumières, pour que les conquérants de l’ordre civil soient « exempts de vulgarité et de barbarie », comme y parvint jadis l’action décisive du christianisme. L’enthousiasme, chez elle, c’est-à-dire le divin en nous, avait un nom en politique, c’était celui de liberté.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE ICI

Intervenants :
Allocution d’ouverture par Mme. Irina BOKOVA, Directrice générale de l’UNESCO
En présence de :
- M. Jacques BERCHTOLD, Professeur à la Sorbonne, Directeur de la fondation Martin Bodmer, membre du Centre d’étude de la langue et des littératures françaises ( CELLF)
- M. Gabriel de BROGLIE, Chancelier de l’Institut de France
- M. Pascal COUCHEPIN, ancien Président de la Confédération Suisse
- M. Xavier DARCOS, de l’Académie française
- Mme Aurélie FOGLIA-LOISELEUR, Poétesse, Maitre de conférences à l’Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Éditrice de Delphine chez Gallimard
- M. Marc FUMAROLI, de l’Académie Française, Historien, Essayiste et Professeur au Collège de France
- Mme Stéphanie GENAND, Présidente de la Société des Études staëliennes de Paris
- M. Daniel JANICOT, Président de la Commission nationale française pour l’UNESCO
- Son Exc. Jean-Frédéric JAUSLIN, Ambassadeur, Délégué permanent de la Suisse auprès de l’UNESCO et de l’OIF
- Son Exc. Stefan KRAWIELICKI, Ambassadeur, Délégué permanent de la République fédérale d’Allemagne auprès de l’UNESCO
- M. Charles MELA, Professeur honoraire de l’Université de Genève, ancien Doyen de la Faculté des lettres, Président du Centre européen de la culture, Président de l’Association suisse des Amis de la Fondation Sainte-Catherine
- Mme Pascale MELA, Psychanalyste, Créatrice et Directrice du Festival Autour de Mme de Staël à Coppet
- M. Olaf MÜLLER, Professeur à l’Université Philipps de Marburg
- Mme Catriona SETH, Éditrice des oeuvres de Madame de Staël dans la collection de la Pléiade
- Son Exc. Laurent STEFANINI, Ambassadeur, Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO
- M. Emmanuel de WARESQUIEL, Historien et Écrivain, Professeur à l’Ecole Pratique des Hautes Études

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publié le 12/06/2017

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