Publication de « La fondamentalité des droits de l’Homme » par la Chaire UNESCO « Mémoire, Cultures et Interculturalité »

La Commission nationale française pour l’Unesco a le plaisir de vous informer de la publication de l’ouvrage de M. Roger K. KOUDE, Professeur (HDR) de Droit international, titulaire de la Chaire UNESCO « Mémoire, Cultures et Interculturalité », qui vient de paraître aux Editions des archives contemporaines, France.
Le lien : https://www.archivescontemporaines.com/books/9782813003331 vous permettant d’accéder à sa présentation.

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Les droits de l’homme passent parfois pour des évidences premières ou des vérités révélées, indiscutables pour ainsi dire ! Aussi, a-t-on longtemps soutenu que les droits de l’homme n’étaient qu’une simple constatation des vérités évidentes par elles-mêmes, antérieures à toute expérience sociale, imprescriptibles et inaliénables. Or, en remontant la généalogie et les différents courants de pensée qui ont contribué à leur émergence progressive, on s’aperçoit bien vite que les droits de l’homme sont essentiellement fondés sur des présupposés anthropologiques extrêmement divers qui sont avant tout des productions historiques liées à des contextes socioculturels, intellectuels et métaphysiques spécifiques. En effet, la diversité des sources de légitimation et les contradictions intrinsèques à ces constructions intellectuelles montrent à l’évidence que l’indiscutabilité supposée des droits de l’homme relève davantage d’une logique idéologique que démonstrative.
Cependant, bien que la thèse selon laquelle les droits de l’homme seraient un simple dévoilement des vérités immuables demeure discutable, il ressort des différents discours qui les fondent une certaine convergence quant au statut spécifique de l’homme comme un être digne de respect. Ce statut spécifique de l’homme lui confère une dignité et une personnalité qui semblent être les principaux schèmes justificateurs de l’exigence d’inviolabilité des droits, considérés eux-mêmes comme inhérents à la nature de l’homme. Dès lors, ces « droits naturels » de l’homme sont entendus comme ceux de l’individu en tant que tel, indépendamment des contingences spatio-temporelles !

Le passage de la réflexion fondamentale à la production des normes juridiques, opposables tant à l’individu qu’à l’Etat, confère aux droits de l’homme des fonctions multiples qui se rapportent toutes à la question déterminante du vivre-ensemble, voire de l’être-ensemble des sociétés aux niveaux national et mondial. Aussi, les droits de l’homme sont-ils désormais considérés comme les fondements d’une charte éthico-juridique universelle, essentielle à la gouvernance mondiale, et comme des éléments nécessaires de structuration des relations internationales.
Au-delà des spécificités socioculturelles, des antagonismes idéologiques récurrents et des contradictions inhérentes à la multiplicité de leurs discours, comment penser les droits de l’homme du point de vue de leur fondamentalité même, notamment dans leurs prétentions à l’universalité ?

Roger K. KOUDE est Professeur (HDR) de Droit international. Il est le Titulaire de la Chaire UNESCO « Mémoire, Cultures et Interculturalité » et professeur à l’Institut des droits de l’homme de Lyon (IDHL) - Université catholique de Lyon.


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publié le 01/03/2021

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