Cérémonie de remise de médailles pour la célébration du 70ème anniversaire de la Commission nationale française pour l’UNESCO

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Jean Audouze
Jean Audouze a été président de 2010 à 2014. Son parcours est celui d’un scientifique brillant : Normale Sup, docteur en sciences physiques. Après une thèse en astrophysique nucléaire, il a occupé de nombreux postes prestigieux : directeur de l’Institut d’astrophysique de Paris, du Palais de la découverte, président de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette. A la CNFU il a notamment soutenu le travail des meilleurs experts français en matière de bioéthique d’éthique des sciences. Derrière l’homme se cache une personnalité intelligente et ouverte à la coopération internationale. Plus que jamais son souci de vulgariser la science est à l’ordre du jour.

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Christian Byk
Juge à la cour d’appel de Paris, c’est d’abord un magistrat, mais il a développé une spécialité au carrefour du droit, de l’éthique et des sciences. Sa compétence a été mobilisée par le Conseil de l’Europe, puis par l’UNESCO. Il a été associé à l’élaboration de la déclaration Universelle sur la Bioéthique et les Droits de l’Homme approuvée par la Conférence générale de l’UNESCO en 2005. Il représente la France au Comité International de Bioéthique de l’UNESCO. Il a animé le Conseil pour l’éthique de la Commission nationale française pour l’UNESCO. En son sein, il a présidé le groupe de travail sur la condition du chercheur scientifique.

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Yves Dauge
Yves Dauge, peu de personnalités politiques peuvent se targuer d’une expérience locale, nationale et internationale comme la sienne. Il a joint les deux bouts : le local – il a été maire de Chinon pendant 25 ans – et bien sûr l’international avec l’UNESCO à laquelle il a apporté sa compétence, son dynamisme et ses réseaux. Il a été associé aux travaux de la CNFU depuis longtemps. Il a fait classer la Loire et Chinon au patrimoine mondial. Il a aidé le centre du Patrimoine mondial. Il a fait signer la charte d’engagement sur la gestion des biens inscrits. Et il préside l’Association nationale des Biens français du patrimoine mondial. Entre le mondial et le local, il a été très impliqué dans la vie culturelle de notre pays. Son double mandat de député et de sénateur, sa proximité avec le Président François Mitterrand ont servi ses ambitions pour la culture. Il préside l’Abbaye de Noirac dans le Cher et l’Association des Centres cultuel de Rencontre. Il est l’homme de la transversalité, de l’ouverture, des territoires et en particulier de la ruralité. Il s’est inscrit parmi les hauts fonctionnaires avant de devenir un grand politique.

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Michèle Delaygue
Michèle Delaygue est professeur agrégé de lettre et à ce titre, elle est d’abord une enseignante. Elle a d’ailleurs enseigné dans plusieurs établissements scolaires, dans le Vaucluse, la Haute Vienne, à Limoges. C’est une femme de transmission – comme on dit d’une personne qu’elle est un passeur : elle a construit des ponts entre étudiants, entre institutions, entre pays en organisant de nombreux échanges, voyages d’études, des cours post universitaires… Elle a été également un acteur de la relation entre la France et l’UNESCO, travaillant au développement des clubs UNESCO, des programmes de formation de l’IIPE et bien sûr de la CNFU auprès de laquelle elle a été mise à disposition depuis septembre 1963. Elle a notamment à ce titre développé le programme des chaires UNESCO. Enfin, elle est secrétaire générale de l’Association des Amis de la Bibliothèque d’Alexandrie, dont le président est Gérald Grunberg.

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Bruno Favel
Haut fonctionnaire, il est le chef du département des affaires européennes et internationales au sein de la direction générale du patrimoine qui a la responsabilité des musées, des archives, de l’architecture et du patrimoine. Le patrimoine culturel est au cœur de son métier. Il développe l’Europe des patrimoines, il soutient la diversité culturelle, il participe au rayonnement culturel de notre pays et à tous les niveaux, européen comme international. Son rôle auprès de l’UNESCO est déterminant et il soutient la CNFU de façon constante et généreuse. Homme d’une très grande culture, il incarne une très grande ouverture d’esprit, un profond attachement à la diversité culturelle, une sensibilité rare aux questions de mémoire que la part des origines arméniennes de sa famille a nourri et entretenu. Son attachement à Stefan Zweig témoigne de sa vision universaliste et cosmopolite, dans le bon sens du terme. Il incarne l’UNESCO.

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Patrick Gallaud
Docteur en histoire contemporaine, il a débuté sa carrière à l’INJEP qui porte le beau nom d’éducation populaire. La relation avec la jeunesse a animé sa vie et il a franchi les étapes rapidement. La Commission nationale l’a mis à la disposition de la FMACU en 1988. Il en est devenu le Secrétaire général en 1991, et y a exercé quatre mandats, assurant une présence formidable au cœur de la politique des clubs UNESCO, pour lesquels il déploie ses efforts. Une deuxième étape débute en 2013 lorsqu’il est élu président de la Conférence Internationale des ONG partenaires de l’UNESCO et du Comité de liaison ONGUNESCO. Il sera réélu vice-président du Comité en 2015. Nul mieux que lui ne connait l’univers des ONG de l’UNESCO. C’est ce qui justifie qu’il soit conseiller du Président de la CNFU sur la question, et il va aider à organiser en 2017 une première consultation des ONG françaises dans le domaine de l’éducation.

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Michel Girost
Michel Girost et Patrick Gallaud ont incarné la France dans la relation complexe des ONG, des clubs, cercles et centres avec la maison mère de l’UNESCO. On a rappelé la carrière de Patrick Gallaud qui a eu l’honneur de piloter le navire de la Conférence internationale et des Comités Exécutifs. Michel Girost a lui choisit le travail sur le terrain. Le Centre UNESCO de Troyes est en effet unique en France. D’abord Cercle, puis en 1994 Centre pour l’UNESCO, il est exceptionnel. Il le préside depuis 1985.
Il a su convaincre le maire de Troyes de l’accompagner, de lui donner des locaux et il a mobilisé de très nombreux partenariats. Il a aussi donné au centre une vocation particulière, autour d’une artothèque unique en France. Il faut la visiter pour comprendre combien les arts plastiques offrent aux jeunes générations le moyen de s’exprimer et d’affirmer leur sensibilité.

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Gérald Grunberg
Gérald Grunberg, Conservateur général honoraire de bibliothèque, il préside le Comité français du programme Mémoire du Monde, créé par la Déclaration de ce comité dont la composition vient d’être élargie. Tout son parcours le destinait à devenir le président de ce Comité. Ce parcours est impressionnant : il a été Drac de l’Ile-de-France, chef de bureau des bibliothèques publiques et du développement de la lecture au MCC, directeur du département de l’audiovisuel et du multimédia à la BNF, conseiller scientifique pour la Bibliothèque d’Alexandrie, directeur de la BPI, Drac de Basse-Normandie, délégué aux relations internationales à la BNF. Un extraordinaire itinéraire au service de la culture, du livre et de la lecture. Présent avec Mr Janicot à Angers le mardi 17 janvier pour admirer la tapisserie de l’Apocalypse et évaluer ses chances d’être retenue dans le registre de la Mémoire du monde. Il a soutenu avec Mr Janicot les manifestations de la ville d’Albi pour l’inscription de la Mappa Mundi. La CNFU est fière de l’avoir à ses côtés.

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Claudie Haigneré
La seule femme française à être allé dans l’espace grâce à Soyouz TM-24, TM-33, TM-23 et TM-32. Quatre hommes dont son époux Jean-Pierre Haigneré ont réalisé cet exploit. Son record est inégalé. Ses compétences professionnelles en médecine, aéronautique, neurosciences l’a qualifiée pour cette expérience d’exception. Mais elle a aussi une carrière politique – deux fois ministre. Elle a présidé le Palais de la Découverte et la Cité des sciences fusionnés en Universcience. Aujourd’hui elle représente la France à l’Agence spatiale européenne qui a notamment une caractéristique : sa proximité avec l’UNESCO puisque les deux agences se font face. Elle a toujours aidé l’UNESCO et elle a eu une grande proximité avec Federico Mayor ou Irina Bokova. Aujourd’hui cette médaille témoigne de la force de ces liens qui unissent l’UNESCO et la CNFU avec certaines personnalités françaises. L’influence de la France à l’UNESCO ne passe pas toujours par des postes ou des fonctions.

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Suzy Halimi
Suzy Halimi, a eu une vie consacrée entièrement à sa passion l’éducation. Ancienne élève de Normale Sup, elle est Professeur Émérite de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3. Sa spécialité est double ; l’Angleterre et les lumières et la littérature. Elle a été conseillère au ministère de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Elle a été associée au processus de Bologne. Mais c’est évidemment pour son engagement au service de l’UNESCO, au travers notamment de la CNFU dont elle a présidé le Comité Éducation, que cette médaille lui revient tout naturellement. Elle a notamment organisé la Conférence mondiale sur l’enseignement supérieur en 1998 et celle de 2009. Pour la CNFU elle a organisé en 2015 une conférence sur le numérique et les universités africaines – l’exemple des MOOC qui a été très réussie. Suzy est une personnalité rare. Tenace et déterminée quand il le faut et humaine et sensible quand elle le peut. Elle a connu le deuil et la tristesse et la Sorbonne est un lieu de mémoire pour elle.

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Jean Musitelli
Sa carrière brillante est au carrefour de trois passions : le droit et l’administration avec le Conseil d’État, les affaires internationales et la diplomatie, et la culture et la communication. Il a été conseiller diplomatique, puis porte-parole du Président de la République, et plus tard chargé de mission auprès du Ministère des Affaires Etrangères. Mais la rencontre avec l’action extérieure et la culture va se concrétiser lorsqu’il deviendra Ambassadeur de la France auprès de l’UNESCO, fonction qu’il exercera de 1997 à 2002. Presque un record de longévité. Il succèdera à Françoise de Panafieu et passera le témoin à Jean Guéguinou. Chargé par le directeur général – avec quelques experts – d’élaborer l’avant-projet de convention sur la diversité culturelle de 2005, il avait déjà été associé à la déclaration universelle sur la diversité Culturelle de 2001. Président de l’Institut du patrimoine, administrateur de l’Iris, président de Diversum, auteur du rapport au MCC sur la valorisation des savoir-faire en matière de patrimoine. Il est associé à la CNFU depuis son arrivée comme ambassadeur. Il a d’ailleurs beaucoup aidé la CNFU dans la conception et l’organisation du colloque en 2015 pour les 10 ans de la convention pour la diversité culturelle.

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Michel Wievorka
Directeur d’études à la Maison des Science de l’Homme, il en est devenu l’administrateur. Il est sociologue et le champ de ses centres d’intérêt est très large. Il est surtout connu pour ses travaux sur le terrorisme, la mondialisation, la diversité culturelle, le racisme et l’exclusion. Mais en réalité il travaille beaucoup sur les marges ou les interactions en croisant les approches. Il a été associé à l’élaboration par l’UNESCO de son dernier rapport mondial sur les sciences sociales et humaines. Et il a accepté de présider le Comité français du MOST, pour lequel il a mobilisé des personnalités de premier plan. Les Wievorka forment une dynastie de l’élite intellectuelle française. Avec Annette, Sylvie et Olivier, ils forment une grande famille au service de la France. Sa réussite intellectuelle est une magnifique réponse apportée à l’horreur de la Shoah qui vous a frappés.

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publié le 31/03/2017

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