Retour sur la 41ème Conférence générale

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Nous soulignerons l’engagement fort du Président de la République et du ministre de l’Éducation nationale français durant la Conférence générale, lors de leurs interventions à la Réunion mondiale sur l’éducation. Nous soulignerons également le soutien réitéré de la France, pays hôte, envers l’Organisation par le Premier ministre lors de la cérémonie célébrant le 75ème anniversaire de l’UNESCO, par la ministre de la Culture lors du débat de politique générale de la Conférence générale, ainsi que par la participation de la ministre déléguée chargée des Sports lors du lancement du programme d’éducation sportive "Fit for Life" en marge de la Conférence générale.

La France a été élue aux différents organes subsidiaires, commissions et comités intergouvernementaux :
- Comité juridique (LEG) ;
- Conseil international de coordination du programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) ;
- Comité intergouvernemental de bioéthique (CIGB) ;
- Commission de conciliation et de bons offices chargée de rechercher la solution des différends qui naîtraient entre États parties à la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement ;
- Conseil intergouvernemental du Programme international pour le développement de la communication (PIDC) ;
- Comité intergouvernemental pour l’éducation physique et le sport (CIGEPS).

Ce que nous pouvons retenir de ces travaux

Des moments forts :
- La réélection de la directrice générale, Mme A. Azoulay, pour un second mandat de 4 ans à la tête de l’Organisation à une très forte majorité ;
- La Célébration du 75e anniversaire de l’UNESCO en présence de 28 chefs d’État ou de gouvernement (le 12 novembre 21) ;
- La Célébration du 50e anniversaire du programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) (17/11/21).

L’adoption de textes normatifs mondiaux avec :
- Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle ;
- Recommandation sur la science ouverte ;
- Déclaration de Paris lançant un appel mondial à investir dans les Futurs de l’éducation.

L’adoption de documents opérationnels cadres :
- Stratégie à moyen-terme pour 2022-2029 (41 C/4) et du programme et budget pour 2022-2025 (41 C/5) ;
- Stratégie opérationnelle pour la priorité Afrique (2022-2029) ;
- Budget en hausse pour 2022-2023 (1.448 Mds $).

Révision des statuts pour les centres de catégorie 1 et du programme PIDC :
- Révision des statuts du Bureau international d’éducation (BIE), de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU), et de l’institut international pour l’enseignement supérieur en Amérique latine et dans les Caraïbes (IESALC) ;
- Révision des statuts du Programme international pour le développement de la communication (PIDC).

L’adoption de journées internationales :
- Proclamation d’une Journée internationale des réserves de biosphère (3 nov.), d’une Journée internationale de la géodiversité (6 oct.), d’une Journée internationale des femmes dans le multilatéralisme (25 janv.) et d’une Journée mondiale de la langue kiswahili (7 juil.)

La règle du consensus aura dominé l’ensemble des travaux de la CG avec l’adoption des deux résolutions sur Jérusalem et les territoires arabes occupés sans vote ; report du projet d’amendement à l’article V de l’acte constitutif (procédure d’élection au Conseil exécutif) ; retrait du projet d’amendement à l’article VI (procédure de nomination du DG). Elle a également permis l’admission de l’île d’Åland (Finlande) comme 12ème membre associé de l’Organisation.

La contribution de la Commission nationale française pour l’UNESCO

La Conférence générale a permis à la Commission nationale française pour l’UNESCO de rencontrer de nombreuses commissions nationales pour renforcer les collaborations en faveur de l’Agenda 2030, dans les domaines de l’éducation et du développement durable, ainsi que sur le développement du réseau des écoles associées de l’UNESCO, des chaires UNESCO et des clubs pour l’UNESCO, des villes créatives, apprenantes et inclusives.

Des échanges fructueux ont ainsi pu avoir lieu avec les commissions :
- du Burkina Faso, d’Allemagne et d’Haïti, et du Mali sur la coopération engagée sur le programme Mémoire du monde ;
- de la République de Corée sur le programme « Bridges » en faveur de l’éducation informelle et sur la solidarité morale et intellectuelle du réseau des commissions nationales pour l’UNESCO ;
- du Maroc pour la finalisation d’un guide de gestion de crise et de la continuité de l’action des commissions nationales pour l’UNESCO ;
- de la Roumanie pour renforcer notre coopération engagée depuis la saison France – Roumanie avec un plan d’action en faveur de la Déclaration de Paris ;
- de Madagascar, pour le soutien conjoint au réseau des Clubs pour l’UNESCO ;
- d’Espagne, sur les missions des commissions nationales pour l’UNESCO et leurs réseaux et sites désignés par l’UNESCO ;
- d’Arabie Saoudite, de Mongolie, et d’Iran pour développer des échanges et projets de coopérations scientifique, universitaire et académique avec le réseau des chaires UNESCO notamment ;
- du Kenya en faveur de la coopération avec le réseau régional Afrique ;
- de la Jamaïque en faveur de la coopération avec les PIED ;
- des Émirats arabes unis concernant l’organisation d’une conférence sur le rôle de la propriété intellectuelle.

La 41ème Conférence générale a été également l’occasion de la participation :
- du secrétaire général à la 8ème réunion interrégionale des commissions nationales ;
- des conseillères Éducation Madame Suzy Halimi et Madame Sonia Dubourg-Lavroff aux travaux de la Commission Éducation ;
- du conseiller Communication Monsieur Franck Pupunat aux travaux de la Commission Information et Communication ;
- de Madame Jessica Mongkhoun, désignée par la Commission et le Secrétariat pour participer au 12ème Forum des jeunes organisé en marge de la Conférence générale.

Ces interventions de la Commission nationale française pour l’UNESCO lors de la Conférence générale ont permis de rappeler :
- le renforcement du Comité directeur ODD-éducation 2030 qui permettra de piloter et de coordonner le mécanisme mondial de coopération dont l’UNESCO est chef de file et par l’adoption de la Déclaration de Paris lançant un appel mondial à investir dans les Futurs de l’éducation ;
- l’importance que revêt dans notre pays la Recommandation de 1969 concernant la lutte contre la discrimination dans l’enseignement qui vise à utiliser la législation comme levier politique pour faire appliquer la Recommandation, renforcer la gouvernance, encourager la coopération régionale et internationale, insister sur le droit à l’éducation des groupes vulnérables (migrants, réfugiés, enfants en situation de handicap) ;
- la nécessité des travaux de l’ISU (Institut de statistique) en regard de la Recommandation de 1978 concernant la normalisation des statistiques de l’éducation en insistant sur l’importance de parvenir à une harmonisation des données fournies par les États sur leurs systèmes éducatifs : les niveaux de formation, les qualifications, etc ;
- le rôle des instituts de catégorie 1 pour avoir maintenu, voire intensifié, leurs activités pendant la pandémie afin d’aider les pays à résoudre les problèmes nés de la crise sanitaire. Deux exemples, celui de l’IIPE, qui a poursuivi la formation des cadres de l’éducation et celui de l’UIL qui a maintenu et animé la remise des prix des villes apprenantes, lors d’une cérémonie en Corée ;
- le soutien de la France au Sommet mondial pour la société de l’information en rappelant les apports de la France dans la construction des indicateurs de l’Universalité de l’internet et notamment la défense d’un accès plus ouvert et plus large aux « données » , une pluralité dans l’accès aux ressources lexicales en open source, l’importance de la part des informations locales avec un contenu culturel et la mise en avant de l’éducation aux médias et à l’information pour les plus jeunes.

Madame Suzy Halimi, a pu également représenter la France à la rencontre, organisée en marge de la CG, sur la Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur pour un bilan deux ans après son adoption.

L’inscription des deux anniversaires proposés par la France (CNFU) sur la liste des anniversaires auxquels l’UNESCO sera associée en 2022-2023 :
- 150ème anniversaire de la naissance de Thérèse de Lisieux (1873-1897) ;
- 100ème anniversaire de la mort de Gustave Eiffel (1832-1923).

En marge de la Conférence, il est à noter la visibilité accordée au jardin bio éco-responsable installé à l’UNESCO à l’initiative de la Commission nationale française pour l’UNESCO (en couverture du magazine 41C ; site choisi pour la photo de groupe des chefs d’État et de gouvernement ; cité à de nombreuses reprises – lors du débat de politique générale, du 75e anniversaire et de l’adoption du rapport COM.APX). Les délégations de l’Arabie Saoudite, de la République Démocratique du Congo et les représentants de la mission permanente du Saint-Siège ont visité le jardin avec intérêt. La Commission nationale du Mali pour l’UNESCO a saisi l’occasion de rappeler l’importance de l’agriculture hors-sol.


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publié le 15/12/2021

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