Suite à la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement, - 10 novembre 2016 - retour sur une année d’activités du pôle Sciences de la CNFU

Lancée par l’UNESCO en 2001, la Journée mondiale de la science au service de la paix et du développement est célébrée chaque année dans le monde entier le 10 novembre. Elle est l’occasion de rappeler le mandat et l’engagement de l’UNESCO pour la science

La Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU) revient, suite à cette journée internationale pour la science et le développement, sur ses projets de l’année.
Élaboration de la position française dans la révision de la Recommandation de 1974 de l’UNESCO sur le statut du chercheur scientifique

Quarante-deux ans après son adoption en 1974, et à l’heure où les avancées scientifiques progressent à une très grande vitesse, l’UNESCO a entamé le processus de révision de sa Recommandation sur la Condition des chercheurs scientifiques. La Commission nationale française pour l’UNESCO, a mis en place, un groupe de travail pour élaborer la proposition française de révision de cette Recommandation. Composé essentiellement de personnalités scientifiques de renom ce groupe de travail s’est réuni tout au long de l’année pour mettre en commun les propositions issues de diverses institutions scientifiques.

Organisation du colloque international « Condition et responsabilité sociale du chercheur » - 8 septembre 2016 au CNAM

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Un grand colloque international a également été organisé à ce sujet, sous la direction de Christian Byk, avec pour objectif le débat d’idées et l’émergence de nouvelles problématiques de la recherche ne figurant pas dans le texte initial. Celles-ci ont permis d’enrichir la proposition de texte et la position officielle de la France, sous forme de réponse au questionnaire préparé par l’UNESCO.
Nombreuses personnalités françaises et internationales sont intervenues au cours du Colloque et ont mis en lumière un certain nombre de facteurs et d’enjeux devant être abordés par cette nouvelle version.
Parmi ces éléments on peut citer :
-  le haut niveau de compétition entre les chercheurs pour l’obtention de financements, qui limite la marge de manœuvre et l’indépendence qui devrait être celle de tout scientifique
-  la nécessité toujours plus pressante de publier qui réduit la fiabilité des publications
-  la question d’un serment du chercheur scientifique ou d’une charte régulatrice de la profession
-  la question des données ouvertes et le partage des connaissances.
-  la question de la fuite des cerveaux et la coopération scientifique internationale
-  la question de l’égalité entre les genres dans la recherche, la reconnaissance des travaux femmes chercheuses et leur accès aux plus hautes responsabilités

Remise des Bourses nationales L’Oréal Unesco Pour les Femmes et la Science – 12 octobre 2016 à l’Institut Pasteur

La sous-représentation des femmes dans les milieux scientifiques est, en effet, flagrante. Encore aujourd’hui, seuls 28% des chercheurs scientifiques sont des femmes. Pour contribuer à lutter contre ce phénomène la Fondation L’Oréal France, en partenariat avec l’Académie des sciences et la Commission française pour l’UNESCO a remis à 30 jeunes femmes au parcours d’excellence une bourse (15 000€ pour les doctorantes et 20 000€ pour les post-doctorantes) afin de les accompagner dans la suite de leur carrière et de soutenir leurs travaux de recherche. Au cours de cet évènement inédit, 17 doctorantes et 13 post-doctorantes, venant pour 13 d’entre elles des 4 coins du monde (Allemagne, Espagne, Italie, Mexique, Russie, Suisse, Ukraine, USA) pour bénéficier de l’excellence et l’innovation scientifique française, ont été récompensées devant leurs pairs à un moment charnière de leur carrière.
Cette remise de bourse s’est faite en présence d’Hervé Navellou, Directeur Général de L’Oréal France, d’Isabel Marey-Semper, Directrice Générale de la Fondation L’Oréal, du Professeur Bernard Meunier, Président de l’Académie des Sciences et de Daniel Janicot, Président de la Commission nationale française pour l’UNESCO.
Les 30 boursières L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science rejoignent la communauté des 2 250 chercheuses déjà récompensées à travers le monde et mises en avant grâce au programme international L’Oréal-UNESCO For Women in Science créé en 1998. Elles ont été choisies cette année parmi plus de 1 000 candidates par un jury indépendant composé d’académiciens qui ont tenu à récompenser l’excellence de leur niveau académique, l’originalité de leur projet scientifique, mais aussi leur désir de transmettre leur passion aux plus jeunes.

À cette occasion, la Commission nationale française pour l’UNESCO, conjointement avec la Fondation L’Oréal, a conçu un document de sensibilisation sur la place des femmes en science, issu du Rapport Mondial 2015, de l’UNESCO, sur la science.

Création du Comité français pour le Management des transformations sociales - Programme MOST de l’UNESCO – 24 octobre 2016 à la Commission nationale française pour l’UNESCO

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La présence à l’international de la recherche française en sciences humaines et sociales s’est affaiblie depuis quelques années. Afin de relancer cette présence, la CNFU a pris l’initiative de créer le Comité national français pour les sciences humaines et sociales du Programme MOST de l’UNESCO. Créé en 2003, ce Programme pour le management des transformations sociales, unifie au sein de l’UNESCO, les familles philosophie et sciences humaines. Le Comité français a donc été lancé le 24 octobre 2016 par Monsieur Thierry Mandon, Secrétaire d’État auprès de la Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, en présence de Monsieur Michael Worbs, Président du Conseil exécutif de l’UNESCO ainsi que de Monsieur Laurent Stefanini, Ambassadeur Délégué permanent de la France auprès de l’UNESCO. Madame Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO a transmis au Comité, par l’intermédiaire de Madame Golda el Khoury, un message de soutien et d’appui à cette initiative, une première en Europe. Présidé par Monsieur Michel Wieviorka, Président du directoire de la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme, et composé d’une trentaine de chercheurs issus de divers domaines, écoles et régions de France, ce Comité se réunira deux fois par an et abordera les problèmes politiques et de société qui affectent le monde aujourd’hui sous une perspective objective, à travers le prisme des sciences sociales. Il servira également d’interface entre le programme UNESCO pour les sciences humaines et sociales et la recherche française en ce domaine.

Programme l’Homme et la Biosphère et Réseau mondial des Réserves de la biosphère
La Commission nationale française pour l’UNESCO travaille en partenariat avec l’association MAB France (Men and biosphère) dans le cadre du programme l’Homme et la biosphère, de l’UNESCO.

Depuis 1971, le programme sur l’Homme et la Biosphère "MAB" (man and biosphere) encourage les recherches interdisciplinaires et les activités de démonstration et de formation pour une gestion durable des ressources naturelles. Il s’appuie sur un réseau mondial de Réserves de biosphère, lieux privilégiés pour expérimenter et illustrer des pratiques de développement durable à l’échelle régionale, en conciliant le développement social et économique des populations avec la protection de l’environnement, dans le respect des valeurs culturelles. L’implication des populations, un appui scientifique à la gestion, l’éducation y sont encouragés.
En 2016, le réseau mondial compte 669 Réserves de biosphère, dont 16 sites transfrontaliers, dans 120 pays, désignées suivant des critères communs. Le réseau s’enrichit chaque année de nouveaux sites.
Le comité français du MAB a été établi pour mettre en œuvre le programme l’Homme et la biosphère en France. Il anime et conforte le réseau national de Réserves de biosphère (au nombre de 13 en France), assure la liaison entre les communautés française et internationale intéressées par ce programme qui allie science, éducation, gestion et conservation de la biodiversité, et développe des coopérations internationales dans ce cadre.

Participation au colloque « Education et Santé, quelles altérités ? Recherches, pratiques et formations »

Par ailleurs, la CNFU a accordé son patronage à de nombreuses manifestations ayant pour objet des préoccupations scientifiques. Ainsi a-t-elle participé au colloque « Education et Santé, quelles altérités ? Recherches, pratiques et formations », organisé les 11 et 12 octobre 2016 par l’UNIReS (Réseau des universités pour l’éducation à la santé). Ce colloque international s’est structuré autour de trois axes : d’abord une interrogation autour des liens unissant les questions d’altérité, d’éducation, de santé et de formation, un deuxième axe sur l’incidence que peut avoir l’altérité sur les pratiques en éducation à la santé et les comportements de santé ; et enfin une réflexion sur les transformations en cours ou à venir dans le champ de l’éducation à la santé au vu des changements affectant nos sociétés.

Comité national des Géoparcs de France

La CNFU travaille en collaboration avec le Comité national des Géoparcs de France. Les Géoparcs mondiaux sont des territoires qui, par le biais d’initiatives communautaires, mettent en valeur leur diversité géologique afin de promouvoir le développement durable régional. Ils sensibilisent aux risques géologiques et aident les communautés locales à élaborer des stratégies d’atténuation des effets des catastrophes.
Le label Geoparc est attribué par le réseau mondial des Geoparcs avec le soutien de l’UNESCO à un territoire présentant un patrimoine géologique remarquable. En France, il existe actuellement 5 Géoparcs : Haute Provence - depuis 2000 ; Parc Naturel Regional Du Luberon - depuis 2004 ; Massif Des Bauges - depuis 2011 ; Chablais - depuis 2012 ; Monts D’ardeche - depuis 2014.

Participation au colloque « Développement durable, changement climatique et Education »

À la croisée des chemins entre les différents pôles de travail thématiques de la CNFU (science, éducation, culture…) l’éducation au développement durable est une étape cruciale dans l’atteinte de l’ensemble des Objectifs du développement durable (ODD). La CNFU a donc activement participé au Colloque organisé par l’Agence française de développement (AFD) et par l’Académie des sciences, ce 3 novembre 2016, sur la thématique « Développement durable, changement climatique et Education ». Après l’Accord de Paris sur le Climat et l’adoption des ODD, ce colloque a cherché à dresser un état des lieux en France et dans le monde de l’« éducation au développement durable ». Différentes idées et propositions ont été mises en avant afin d’alimenter les réflexions autour de la « stratégie climat » de l’AFD, et de favoriser la création de synergies entre les divers acteurs français impliqués par ces thématiques. Ces synergies permettront à d’acteurs de différents secteurs de travailler ensemble vers la réalisation concrète des principes et objectifs énoncés dans les accords de Paris et dans les ODD.

Par ailleurs, diverses Chaires UNESCO labellisées s’intéressent elles aussi à l’éducation au développement durable et au changement climatique et assurent nombreux programmes de travail sur ces thématiques avec leurs partenaires internationaux.

Participation de la CNFU à la COP 22

La CNFU a été présente à la COP 22, qui s’est tenue du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, au Maroc. Elle a activement participé au workshop sur la thématique « Femmes, science et changement climatique », organisé par l’UNESCO. Ce workshop, qui s’est tenu le 15 novembre, a été ouvert par Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, et la Sous-directrice générale pour le Secteur des sciences exactes et naturelles, Mme Flavia Schlegel. Mme Radja Cherkaoui, lauréate 2015 du prix L’Oréal Unesco Pour les Femmes et la Science faisait partie des panelistes de ce workshop. Mme Sonia Bahri a présenté les activités de la CNFU en matière d’égalité entre les genres dans les sciences, notamment les bourses L’Oréal Unesco, ainsi que les recommandations formulées par la Commission Nationale, à l’attention de l’OPECST , sur l’accès des jeunes filles aux filières scientifiques.

Recommandations de la CNFU à l’OPECST sur l’accès des jeunes filles aux filières scientifiques
Suite à une audition par la député Maud Olivier (Essone) de la CNFU sur cette thématique, les recommandations formulée par la CNFU, fondées sur les diverses études et rapports de l’UNESCO, ont été intégrées dans le rapport de l’OPECST.

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publié le 13/01/2017

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